Les évaluateurs de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) ont salué les progrès réalisés par le Nigeria en matière de divulgation systématique des informations sur le secteur extractif, à l’issue d’une mission de validation de cinq jours dans le pays.
Lors d’une séance de restitution avec la haute direction de l’Initiative nigériane pour la transparence dans les industries extractives (NEITI), le chef de mission, Riley Zecca, a souligné l’ampleur et la qualité des contributions des différentes parties prenantes au processus de validation.
Il a appelé le Nigeria à maintenir cette dynamique en institutionnalisant l’amélioration des divulgations systématiques, afin de favoriser une plus grande transparence en temps réel, un accès rapide aux données et un renforcement de la reddition de comptes.
Riley Zecca a également salué la coordination assurée par la NEITI dans les consultations, estimant que la régularité des divulgations avait facilité l’accès à l’information et permis aux évaluateurs de mesurer les progrès accomplis.
Le projet de rapport de validation doit être transmis au conseil d’administration de la NEITI dans un délai de trois semaines. Le Nigeria disposera ensuite d’un mois pour formuler ses observations, avant la présentation du rapport final à la Conférence mondiale de l’ITIE, prévue en octobre à Bruxelles.
Le directeur de l’ITIE pour l’Afrique, Gilbert Makore, a pour sa part encouragé le Nigeria à considérer positivement le processus de validation, qu’il a présenté comme un élément central de la mise en œuvre de la Norme ITIE.
Il a notamment relevé la participation de l’Assemblée nationale, qualifiée d’« unique et innovante », ainsi que la tenue d’une séance de travail avec les parlementaires et d’une audition publique consacrée aux rapports sectoriels de la NEITI.
Ces échanges, selon lui, illustrent l’engagement du Nigeria en faveur d’un dialogue ouvert et inclusif sur la gouvernance des ressources naturelles.
Le secrétaire exécutif de la NEITI, Musa Adar, a qualifié l’achèvement de la mission d’étape importante dans le processus de validation du Nigeria. Il a estimé que l’exercice avait dépassé le simple contrôle de conformité pour permettre d’évaluer les acquis, d’identifier les difficultés et d’accélérer les réformes de gouvernance du secteur extractif.
M. Adar a réaffirmé l’engagement de la NEITI à collaborer avec les institutions publiques, les entreprises, la société civile et les communautés hôtes afin de transformer les conclusions de la validation en réformes durables.
La mission a notamment rencontré le secrétaire du gouvernement de la Fédération et président du conseil d’administration de la NEITI, George Akume, la ministre d’État chargée du Budget et des Affaires économiques, Doris Uzoka-Anite, ainsi que le directeur général exécutif de NNPC Ltd., Bayo Ojulari.
Les évaluateurs ont également échangé avec les commissions compétentes de l’Assemblée nationale, conduites par le président de la commission sénatoriale des Comptes publics, Ibrahim Dankwambo.
D’autres rencontres ont eu lieu avec plusieurs institutions chargées de la lutte contre la corruption et de la gouvernance, dont la Nigeria Financial Intelligence Unit (NFIU), la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), la Commission indépendante sur les pratiques de corruption (ICPC), la Commission nationale des droits de l’homme et l’Unité technique sur les réformes de la gouvernance et de la lutte contre la corruption.
GIK/lb/te/APA







