Récipiendaire de la clé symbolique de San Salvador, Amina Bouayach est aujourd’hui l’une des principales voix des droits de l’homme en Afrique et une figure éminente parmi les femmes leaders du continent.
Le maire de San Salvador a remis la clé symbolique de la capitale à Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et présidente de l’Alliance globale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI).
La cérémonie a eu lieu lors du Sommet mondial des droits de l’homme qui s’est tenu dans la capitale salvadorienne du 2 au 4 septembre.
Bouayach a déclaré que cette distinction représente une reconnaissance de la mission accomplie par les institutions nationales et les défenseurs des droits de l’homme à travers le monde.
Elle a également souligné que la défense de la dignité humaine demeure un devoir collectif qui exige constance et détermination.
Outre la remise de la clé symbolique de la ville, les organisateurs du sommet ont rendu hommage à la carrière de Bouayach, une Marocaine qui a atteint un leadership national et international dans le domaine des droits et des libertés. Ils ont également souligné son rôle dans la promotion de la protection contre les abus et sa contribution aux initiatives régionales et mondiales.
L’événement a rappelé la transformation démocratique du Maroc, ses réformes structurelles et les progrès réalisés au cours des deux dernières décennies.
« Cette distinction est pour les femmes, pour les femmes marocaines et africaines, pour toutes celles qui défendent la dignité humaine », a déclaré Bouayach dans son discours.
À l’ouverture du sommet, elle a appelé, avec d’autres participants internationaux, à une feuille de route qui repose sur six priorités : la défense de la dignité et la prévention de la torture dans les lieux de détention ; la protection des droits des migrants ; la justice climatique et sociale ; les droits en matière d’intelligence artificielle et d’espace numérique ; l’inclusion ; et la participation politique.
En mars, la GANHRI a élu à l’unanimité Bouayach à sa présidence, confirmant ainsi son rôle de figure centrale sur la scène internationale des droits de l’homme.
Quelques mois plus tard, en août, la plateforme médiatique féministe africaine « Pour Elle » l’ a incluse dans sa liste 2025 des « 50 femmes africaines inspirantes », une reconnaissance de son travail de toute une vie pour faire progresser les droits humains et la dignité aux niveaux national, régional et international.
Elle est aujourd’hui l’une des voix les plus fortes d’Afrique dans ce domaine et un membre actif du réseau des femmes leaders du continent.
MK/Sf/APA







