La ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités du Sénégal, Maimouna Dièye, a pris part les 09 et 10 avril 2026 à Banjul au Forum des Premières Dames consacré à la tolérance zéro à l’égard des violences basées sur le genre (VBG).
Organisée sous l’égide des autorités gambiennes, la rencontre de haut niveau à Banjul contre les violences basées sur le genre (VBG) s’est tenue en présence de la Première Dame de la République de Gambie, Fatoumatta Bah-Barrow, et a réuni des membres de gouvernements, des responsables d’organisations régionales et internationales, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Dans son intervention, la ministre sénégalaise Maïmouna Dièye a salué l’initiative et remercié les autorités gambiennes, notamment la ministre du Genre, de l’Enfance et des Affaires sociales, Fatou Kinteh, pour la qualité du cadre d’échanges. Elle a rappelé que les violences basées sur le genre constituent l’une des violations des droits humains les plus répandues, avec de lourdes conséquences sur la santé, la dignité et l’autonomisation des femmes et des filles.
Évoquant la situation nationale, Mme Dièye a indiqué que la prévalence des VBG au Sénégal est estimée à 31,9 %, soulignant un défi majeur pour le développement et la préservation du capital humain. Elle a réaffirmé l’engagement des plus hautes autorités de l’État, sous la conduite du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en faveur d’une tolérance zéro face à toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.
La ministre a également mis en avant le rôle stratégique du projet SWEDD+ Sénégal, considéré comme un levier essentiel de prévention et de réponse aux VBG. Ce programme a notamment permis de renforcer la cartographie des services, les mécanismes de référencement et les dispositifs communautaires dans 66 collectivités territoriales.
Elle a salué la mobilisation des Premières Dames comme un levier déterminant pour impulser des changements durables, et a réaffirmé l’adhésion du Sénégal à la feuille de route du Groupe de travail régional sur les VBG. Elle a appelé à une mobilisation accrue des États et des partenaires pour rendre effective la tolérance zéro.
Mme Dièye a enfin lancé un appel à une solidarité renforcée en faveur de la protection des femmes et des filles.
TE/Sf/APA







