Le gouvernement égyptien prévoit d’attirer plus de 4 000 milliards de livres égyptiennes d’investissements privés sur vingt ans à travers un vaste programme d’extension des zones d’investissement, et de transformation numérique des procédures administratives.
Le ministre égyptien de l’Investissement et du Commerce extérieur, Mohamed Farid, a présenté mardi au Premier ministre Mostafa Madbouly une stratégie destinée à accélérer le développement des zones d’investissement du pays, selon des informations relayées par les médias publics égyptiens.
Le plan vise à renforcer les partenariats avec le secteur privé, simplifier les procédures administratives et améliorer l’environnement des affaires afin de soutenir les flux d’investissements locaux et étrangers.
Les autorités égyptiennes comptent actuellement 12 zones d’investissement actives réparties dans six gouvernorats. Ces plateformes regroupent 1 277 projets représentant environ 66,3 milliards de livres égyptiennes d’investissements, soit près de 1,2 milliard d’euros au taux de change actuel, pour environ 77 500 emplois créés.
Sept nouvelles zones sont en cours de développement dans trois autres gouvernorats et devraient accueillir 214 projets supplémentaires.
Le gouvernement estime que ce programme pourrait générer à terme environ 4 110 milliards de livres égyptiennes d’investissements privés, soit près de 74 milliards d’euros, et créer 1,2 million d’emplois sur une période de vingt ans. Les autorités présentent ces zones comme un levier destiné à accélérer l’industrialisation et à soutenir les capacités exportatrices de plusieurs secteurs manufacturiers.
Contrairement aux zones franches traditionnelles centrées principalement sur les exemptions fiscales et douanières, les nouvelles zones d’investissement égyptiennes reposent sur des infrastructures industrielles intégrées, des unités prêtes à l’exploitation et un système de guichet unique destiné à réduire les délais administratifs. Mohamed Farid a également détaillé l’avancement d’une plateforme numérique permettant aux investisseurs de réaliser et suivre leurs démarches à distance.
Cette orientation intervient alors que l’Égypte cherche à accroître le rôle du secteur privé dans l’économie afin de soutenir la croissance et les entrées de devises, dans un contexte marqué par les pressions inflationnistes et les besoins élevés de financement extérieur. Le gouvernement multiplie depuis plusieurs mois les annonces destinées à améliorer le climat des affaires et à accélérer les investissements industriels et logistiques.
En parallèle, Le Caire poursuit ses démarches de coopération économique avec plusieurs partenaires étrangers. Mohamed Farid a notamment évoqué les résultats de la commission mixte égypto-biélorusse, marquée par des discussions autour des industries mécaniques, des équipements lourds, des véhicules et de l’agroalimentaire.
Une rencontre économique bilatérale réunissant 24 entreprises égyptiennes a également permis d’examiner de nouvelles opportunités dans l’agriculture, les produits pharmaceutiques et la transformation industrielle.
MK/AK/Sf/APA







