Le gouvernement zambien a approuvé un projet de loi visant à rendre juridiquement contraignante la politique de gratuité de l’enseignement, et le soumettra au Parlement pour adoption, a déclaré mardi le président Hakainde Hichilema.
S’exprimant dans une école de Lusaka, le président Hakainde Hichilema a indiqué que la loi sur la gratuité de l’enseignement renforcerait la politique mise en place par son administration, qui a déjà permis à plus de 2,5 millions d’enfants de retourner à l’école.
« Le gouvernement l’a approuvé hier [lundi] et le projet de loi sera soumis au Parlement pour légaliser la gratuité de l’enseignement. Je suis convaincu que le Parlement l’approuvera sans réserve », a-t-il déclaré, ajoutant que la loi entrerait en vigueur dès sa signature.
Lancée peu après l’entrée en fonction de M. Hichilema en 2021, l’initiative de gratuité de l’enseignement s’est accompagnée d’un recrutement massif d’enseignants, de la fourniture de pupitres et du déploiement d’un programme de cantines scolaires.
Le président a qualifié ces efforts d’investissements dans l’avenir de la Zambie, soulignant que les pays à développement rapide ont d’abord investi dans l’éducation. Il a déclaré que la politique portait déjà ses fruits, avec des taux de scolarisation plus élevés et la mise en place d’un programme d’études axé sur les compétences, conçu pour identifier les talents et aptitudes dès le plus jeune âge.
M. Hichilema a souligné que l’éducation est le « meilleur facteur d’égalité » et un fondement du progrès national.
La volonté de la Zambie d’inscrire la gratuité de l’enseignement dans la loi constitue une étape importante pour assurer la pérennité de cette politique, garantissant aux générations futures un accès à l’éducation, quelles que soient les fluctuations politiques.
Cette initiative intervient alors que le Parti uni pour le développement national (UPDN) de M. Hichilema brigue un nouveau mandat lors des élections prévues en août prochain.
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