Le taux de réussite à l’examen national de fin d’études secondaires en Éthiopie a progressé à 12,8 % en 2026, contre 8,9 % l’année précédente, mais près de 480 000 candidats n’ont toujours pas atteint la note minimale de 50 %, illustrant les difficultés persistantes du système éducatif.
Sur les 550 210 élèves ayant passé l’examen national cette année, 70 544 ont obtenu une note égale ou supérieure à 50 %, tandis que 479 666 candidats n’ont pas atteint ce seuil, a annoncé le ministre éthiopien de l’Éducation, Birhanu Nega, lors d’une conférence de presse ce week-end.
Malgré ce faible niveau de réussite, les résultats enregistrent une amélioration par rapport à 2025, avec plus de 20 000 candidats supplémentaires admis. Cette progression confirme une tendance au redressement observée depuis plusieurs années, après une chute spectaculaire des taux de réussite consécutive au durcissement des mesures de sécurisation des examens et à la lutte contre la fraude et les fuites de sujets.
Depuis 2022, l’Éthiopie organise l’examen national sur les campus des universités publiques afin de renforcer la crédibilité du processus d’évaluation. Cette réforme avait entraîné une forte baisse des taux de réussite, mettant en évidence des faiblesses dans la qualité de l’enseignement secondaire, la préparation des élèves et les conditions d’apprentissage.
Fort écart entre sciences et sciences sociales
Les résultats de 2026 révèlent également d’importantes disparités selon les filières. Dans les sciences naturelles, 16,58 % des candidats ont obtenu au moins 50 %, contre seulement 8,33 % dans les sciences sociales.
Le meilleur résultat national en sciences naturelles a été obtenu par un garçon, avec 591,64 points sur 600, soit environ 98,6 %. Chez les filles, le meilleur score s’est établi à 583,03 points.
En sciences sociales, le meilleur candidat masculin a obtenu 576,25 points sur 600, tandis que la meilleure candidate a atteint 569,17 points.
Des écarts toujours importants entre établissements
Les performances des établissements montrent, elles aussi, une amélioration, mais soulignent de profondes inégalités dans le système éducatif. Quelque 88 établissements ont enregistré un taux de réussite de 100 % cette année.
À l’inverse, 565 établissements n’ont produit aucun candidat ayant atteint le seuil de 50 %. Leur nombre a toutefois nettement diminué par rapport à l’année dernière, où 1.232 établissements n’avaient enregistré aucune réussite.
Cette évolution constitue l’un des principaux signes d’amélioration des résultats de 2026. Elle ne masque cependant pas les défis structurels auxquels reste confronté le système éducatif éthiopien, notamment les disparités en matière de qualité de l’enseignement, d’infrastructures, de matériel pédagogique et de préparation aux examens.
Les écarts entre établissements et entre régions continuent ainsi de poser la question de l’égalité d’accès à une éducation secondaire de qualité.
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