Le coût de la vaccination contre la fièvre aphteuse devrait baisser en Ouganda avec la mise en place prochaine d’une usine locale de production de vaccins, fruit d’un partenariat entre Kampala et Le Caire, a annoncé lundi le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Frank Tumwebaze.
Selon le ministre ougandais, Frank Tumwebaze, une unité locale de production de vaccins en voie de lancement, permettra de réduire sensiblement les dépenses supportées actuellement par les éleveurs. La vaccination coûte aujourd’hui 8 000 shillings ougandais (environ 2,2 dollars) pour les bovins et 4 000 shillings (environ 1,1 dollar) pour les chèvres.
« Nous sommes en pleine préparation et venons de signer l’accord de partenariat », a indiqué M. Tumwebaze, sans avancer de calendrier pour l’entrée en service de l’usine.
L’annonce intervient après une interpellation du député Richard Ongorok (NRM), qui avait appelé le gouvernement à mieux informer les éleveurs sur le système de recouvrement des coûts appliqué à la vaccination contre la fièvre aphteuse.
Le ministre a précisé que les paiements doivent être effectués en ligne et que des cas de vétérinaires exigeant des règlements en espèces avaient été signalés aux autorités. Il a promis d’intensifier les campagnes d’information dans les langues locales afin de permettre aux propriétaires d’animaux de mieux connaître les modalités d’accès au vaccin.
Par ailleurs, M. Tumwebaze a annoncé que le gouvernement ne disposait plus de financements pour distribuer gratuitement des plants de maïs et de café durant la saison en cours. Les agriculteurs devront désormais mobiliser des ressources à travers le Modèle de développement paroissial (PDM).
Cette nouvelle approche remplace le dispositif qui permettait au gouvernement, via le NAADS, de centraliser l’achat des plants avant leur distribution par les députés à travers des coopératives agréées.
La Première ministre Robinah Nabbanja a, pour sa part, appelé les parlementaires à renforcer le suivi des programmes publics, notamment le PDM, Emyooga et Grow, afin de s’assurer que les financements atteignent effectivement les bénéficiaires et que les mécanismes de remboursement fonctionnent correctement.
Elle a également exhorté les députés des sous-régions de Lango, Teso et Acholi à suivre l’utilisation de l’allocation de cinq millions de shillings par ménage prévue dans le cadre du programme de réapprovisionnement.
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