L’Égypte entend faire du barrage Julius Nyerere un point d’appui pour élargir sa coopération économique avec la Tanzanie et renforcer la présence de ses entreprises sur le continent africain.
Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly a réaffirmé samedi 22 août, en Tanzanie, la volonté du Caire de poursuivre sa coopération avec Dodoma et les autres capitales africaines. Il s’exprimait lors de l’inauguration du barrage et de la centrale hydroélectrique Julius Nyerere, réalisés par un consortium réunissant les groupes égyptiens Arab Contractors et Elsewedy Electric, selon un communiqué du Conseil des ministres.
« Ce grand rêve tanzanien, devenu aujourd’hui une réalité », illustre à la fois la volonté de la Tanzanie et les compétences techniques égyptiennes, a déclaré Madbouly. Achevé après 42 mois de travaux, le complexe a représenté un investissement d’environ 2,9 milliards de dollars, soit près de 2,48 milliards d’euros sur la base du [taux de référence de la Banque centrale européenne du 21 août 2026. Sa centrale affiche une capacité installée de 2 115 mégawatts.
Le chef du gouvernement égyptien a présenté cet ouvrage, décrit comme l’un des trois plus grands barrages d’Afrique, comme une démonstration de la capacité des entreprises nationales à conduire des projets d’infrastructure complexes hors d’Égypte. Il a remercié Arab Contractors et Elsewedy Electric pour cette réalisation, appelée à renforcer la production électrique tanzanienne et à soutenir les ambitions de développement du pays.
Le Caire souhaite désormais transformer ce succès industriel en partenariat économique plus large. Madbouly a appelé à augmenter les échanges commerciaux, à encourager les investissements croisés et à renforcer la participation du secteur privé. Les domaines évoqués comprennent la construction, les routes, le transport maritime, les ports, les plateformes logistiques, l’agriculture, la mise en valeur des terres, la pêche, l’aquaculture, l’industrie pharmaceutique, les fournitures médicales, l’électricité et l’énergie.
Cette nouvelle phase doit également s’appuyer sur la visite du président Abdel Fattah Al-Sissi à Dar es-Salaam, le 18 juillet, et sur les rencontres organisées entre les milieux d’affaires des deux pays. L’exécutif égyptien espère ainsi consolider les débouchés de ses entreprises en Tanzanie et reproduire ce modèle de coopération dans d’autres pays africains.
Madbouly a enfin salué les positions « positives et équilibrées » de la Tanzanie sur plusieurs dossiers régionaux. Dans le contexte sensible du partage des eaux du Nil, il a souhaité que Dodoma continue de promouvoir le dialogue et la coopération entre les États du bassin, faisant du partenariat économique un levier supplémentaire du rapprochement diplomatique entre les deux pays.
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