Le Kenya souhaite rééquilibrer ses échanges commerciaux avec la Thaïlande, largement favorables au pays asiatique, en renforçant l’accès de ses produits au marché thaïlandais et en attirant davantage d’investissements.
Selon le ministère kényan des Affaires étrangères et de la Diaspora, le Kenya a importé environ 151,5 millions de dollars de marchandises thaïlandaises en 2024, contre seulement 23,1 millions de dollars d’exportations, illustrant un déficit commercial important.
La question a été abordée lors d’entretiens entre la diplomate kényane Jane B. Makori et l’ambassadrice désignée de Thaïlande au Kenya, Jirusaya Birananda. Les discussions ont porté sur les moyens de transformer les relations politiques de longue date en résultats concrets dans le commerce, l’investissement, l’agriculture, la santé, le tourisme, l’éducation et l’économie bleue.
Nairobi entend notamment promouvoir les exportations à plus forte valeur ajoutée et positionner le Kenya comme une destination pour les investissements thaïlandais dans l’agriculture, l’agroalimentaire, l’industrie manufacturière, la logistique, le tourisme, les TIC, la santé et les infrastructures.
L’agriculture figure parmi les secteurs prioritaires, avec des possibilités de coopération dans l’irrigation, la riziculture, la mécanisation, la recherche agricole, les technologies, la gestion post-récolte et l’agroalimentaire. Les deux pays pourraient également renforcer leur coopération dans la pêche, les affaires maritimes et l’économie bleue.
Le Kenya souhaite par ailleurs relancer la Commission mixte pour la coopération bilatérale (JCBC), créée en 2005, dont la deuxième session reste en suspens. Sa réactivation devrait permettre de définir des objectifs mesurables et de nouveaux domaines de coopération.
Alors que les deux pays célébreront en 2027 le 60e anniversaire de leurs relations diplomatiques, Nairobi veut faire de cette échéance le point de départ d’un partenariat plus structuré, notamment à travers des forums d’affaires, des échanges universitaires et culturels et une coopération accrue entre les secteurs privés.
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