L’Algérie et la Somalie ont réaffirmé, dans une déclaration conjointe, que la solution à la crise libyenne passe par un processus politique inclusif, la fin des ingérences étrangères et l’organisation d’élections libres et équitables.
La position commune de l’Algérie et de la Somalie sur l’inclusivité du processus politique en Libye a été exprimée lors de la visite à Alger du ministre somalien des Affaires étrangères, Abdisalam Abdi Ali, accueilli par son homologue Ahmed Attaf. Les deux pays, actuellement membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, entendent défendre cette ligne au sein de l’instance onusienne.
La déclaration souligne la nécessité de préserver l’intégrité territoriale de la Libye et de reconstruire des institutions unifiées et légitimes. Elle évoque également la situation au Soudan, appelant à privilégier le dialogue et à restaurer la stabilité du pays.
Sur le terrain, la Représentante spéciale de l’ONU pour la Libye, Hanna Tetteh, prépare une feuille de route qu’elle présentera le 21 août devant le Conseil de sécurité. Son plan, élaboré après de larges consultations avec des acteurs politiques et sociaux libyens, devrait inclure des mesures concrètes pour unifier les structures sécuritaires et militaires.
Pour les analystes, si la position de l’Algérie et de la Somalie s’inscrit dans le discours classique sur la souveraineté, elle reste fragile sans engagement concret des parties libyennes à appliquer les décisions. La multiplication des initiatives diplomatiques risque de rester purement déclarative tant que les divisions internes et les intérêts régionaux contradictoires perdureront.
MK/ac/Sf/APA





