La décision du maréchal Khalifa Haftar de nommer son fils, le lieutenant-général Saddam Haftar, comme adjoint au commandement général de l’armée libyenne suscite une vive controverse politique et institutionnelle.
D’après les médias locaux, suite à la nomination par le maréchal Khalifa Haftar de son fils Saddam Haftar, Abdullah Al-Lafi, membre du Conseil présidentiel, a immédiatement appelé à une « réunion urgente » du commandement général, rappelant que toute création ou attribution de poste au sein de l’armée relève du commandement suprême, incarné par le Conseil présidentiel dans son ensemble, et doit être validée par l’autorité législative.
Les partisans de Haftar, notamment dans l’Est, justifient cette nomination par la « Vision 2030 » devant moderniser et structurer les forces du commandement général. Aguila Saleh, président de la Chambre des représentants, a félicité Saddam pour sa promotion, signe d’un soutien politique de poids.
Pour ses opposants, cette décision s’inscrit dans une logique de dynastisation du pouvoir militaire, accentuant les divisions déjà profondes entre l’Est et l’Ouest. « C’est un pas de plus vers la consolidation d’un pouvoir familial qui échappe aux cadres légaux », affirme un analyste proche des milieux de Tripoli.
Sur le plan international, les diplomates rappellent que l’unification de la chaîne de commandement militaire est une condition sine qua non pour avancer dans le processus politique soutenu par l’ONU. Cette nomination unilatérale risque donc de compliquer les efforts de médiation et de prolonger la fragmentation institutionnelle.
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