Le Maroc occupe la 76e place sur 161 pays dans l’édition 2026 du Legatum Prosperity Index, devant l’Algérie et l’Égypte mais juste derrière la Tunisie, dans un classement qui mesure désormais la prospérité au-delà des seuls critères économiques.
Le Maroc s’est classé 76e sur 161 économies dans le Legatum Prosperity Index 2026, selon les données publiées par le Legatum Institute, une position proche de son meilleur niveau historique mais qui maintient le royaume dans la seconde moitié du classement mondial.
À l’échelle nord-africaine, la Tunisie devance de peu le Maroc en occupant la 75e place mondiale. L’Algérie arrive au 83e rang, tandis que l’Égypte se situe nettement plus loin, à la 120e position. Le Maroc reste ainsi à une place de son meilleur classement enregistré dans l’indice, soit le 75e rang, alors que son plus mauvais positionnement historique a été la 80e place.
L’édition 2026 repose sur une méthodologie réorganisée autour de trois grandes composantes -développement, libertés et société -destinées à mesurer la prospérité au-delà de la seule création de richesse. Le premier volet évalue notamment les conditions économiques et sociales permettant l’amélioration du niveau de vie, tandis que les deux autres portent sur l’exercice des libertés et la solidité des structures et liens sociaux. La méthodologie est réexaminée chaque année, ce qui impose toutefois de la prudence dans les comparaisons directes entre différentes éditions.
Sur le plan économique, le Legatum Institute décrit un Maroc engagé dans un processus de diversification et d’industrialisation. Le profil du pays met notamment en avant les phosphates et les engrais, l’industrie automobile ainsi que les agrumes parmi ses principales exportations. Cette structure traduit la montée en puissance d’activités industrielles parallèlement aux secteurs agricoles et extractifs historiquement importants dans l’économie marocaine.
Cette transformation reste accompagnée d’une forte dépendance à certaines importations. Le royaume achète notamment à l’étranger des produits énergétiques, du blé et des équipements industriels. Cette configuration souligne l’un des enjeux de sa trajectoire économique : approfondir la diversification productive tout en réduisant certaines vulnérabilités extérieures liées notamment à l’énergie et aux produits alimentaires.
Le classement mondial reste largement dominé par les économies européennes. La Suisse occupe la première place en 2026, devant la Norvège, tandis que le Danemark est quatrième, la Finlande cinquième, l’Islande sixième et la Suède septième. Le 76e rang du Maroc montre ainsi les progrès enregistrés dans certaines composantes de son développement, mais également l’écart qui subsiste avec les économies obtenant les meilleures performances dans cette conception multidimensionnelle de la prospérité.
MK/AK/Sf/APA







