La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) prépare un concours régional destiné à soutenir les startups et à renforcer les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), avec une finale prévue le 28 septembre prochain et des récompenses allant jusqu’à 30 000 dollars.
Le directeur par intérim de la Direction du secteur privé et de l’industrie de la Cédéao, Peter Oluonye, a annoncé lundi à Abuja le concours régional pour les startups ouest-africaines, dont le premier lauréat recevra 30 000 dollars, contre 20 000 dollars pour le deuxième et 15 000 dollars pour le troisième.
Baptisé « ECOWAS Start-up Awards », le concours cible notamment les startups opérant dans la fintech, l’agriculture et les systèmes alimentaires, l’éducation et le développement des compétences, les technologies propres, l’action climatique et l’innovation verte, ainsi que le tourisme, l’hôtellerie et les technologies du voyage.
Selon M. Oluonye, l’initiative vise à mobiliser l’innovation portée par les jeunes entreprises afin de répondre aux principaux défis liés au développement du secteur privé et de contribuer à la construction d’un écosystème régional favorable à l’innovation.
« Il ne s’agit pas simplement de remettre des chèques », a-t-il souligné, précisant que les startups retenues bénéficieront également d’un accompagnement destiné à faciliter leur passage des premières étapes de développement à la phase de croissance.
Au total, 60 startups présélectionnées bénéficieront d’un coaching de haut niveau et d’une masterclass, avant que 20 finalistes ne soient retenues pour la dernière étape du concours.
La Cédéao entend également mettre les jeunes entreprises en relation avec des investisseurs en capital-risque, des investisseurs à impact, des partenaires au développement et des institutions financières, tout en favorisant leur accès au numérique et aux marchés.
Quelque 6 000 candidatures ont déjà été enregistrées depuis l’ouverture du portail, le 3 août. Elles seront examinées par des évaluateurs désignés afin d’identifier les 60 projets présentant le plus fort potentiel de croissance et des modèles économiques facilement extensibles.
L’initiative cherche notamment à répondre aux difficultés auxquelles sont confrontées les startups en matière d’accès aux marchés, de financement et d’environnement réglementaire.
« Nous souhaitons rassembler les jeunes, les femmes et les personnes en situation de handicap afin de présenter leurs idées et initiatives aux parties prenantes susceptibles de les soutenir », a ajouté M. Oluonye.
La première édition du concours avait été organisée il y a cinq ans à Niamey, au Niger.
GIK/fss/te/Sf/APA







