Une réunion rassemblant la Libye, l’Italie, la Turquie et le Qatar s’est tenue à Rome afin de renforcer la coordination sécuritaire et logistique autour de la lutte contre les réseaux de migration clandestine en Méditerranée.
Les représentants de la Libye, de l’Italie, de la Turquie et du Qatar ont participé mardi, dans la capitale italienne, à une nouvelle session du comité quadripartite de coopération consacré à la lutte contre la migration irrégulière, selon des informations diffusées par la plateforme gouvernementale libyenne «Hakomitna».
La délégation libyenne était conduite notamment par Ibrahim Dbeibah, conseiller à la sécurité nationale du chef du Gouvernement d’union nationale Abdelhamid Dbeibah, ainsi que par le ministre d’État chargé de la Communication et des Affaires politiques, Walid Ellafi.
L’Italie était représentée par Fabrizio Saggio, conseiller diplomatique et conseiller à la sécurité nationale de la présidente du Conseil Giorgia Meloni, tandis que la Turquie avait dépêché Akif Çağatay Kılıç, principal conseiller du président Recep Tayyip Erdogan. Le Qatar participait à travers Mohammed bin Abdulaziz Al Khulaifi, ministre d’État au ministère des Affaires étrangères.
Les discussions ont porté sur les conclusions des réunions techniques précédentes et sur les mécanismes destinés à renforcer la coopération sécuritaire entre les quatre États. Les participants ont notamment évoqué le soutien aux capacités libyennes de surveillance des frontières, la coordination des opérations des garde-côtes ainsi que le démantèlement des réseaux de traite d’êtres humains et de contrebande de migrants opérant sur les routes méditerranéennes.
Les responsables libyens ont affirmé que Tripoli considérait la migration irrégulière comme une question «de souveraineté, de sécurité et d’aide humanitaire», nécessitant un appui international durable pour renforcer les institutions étatiques.
La délégation a également insisté sur le fait que la Libye «ne peut pas devenir une zone d’installation pour les migrants», plaidant pour une coopération accrue avec les pays d’origine et le développement des programmes de retour volontaire.
Cette réunion intervient alors que la route migratoire centrale de la Méditerranée demeure l’un des principaux corridors d’entrée vers l’Europe. Selon les données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), des dizaines de milliers de migrants transitent chaque année par les côtes libyennes malgré le renforcement des dispositifs européens et régionaux de surveillance maritime.
Les quatre pays ont enfin réaffirmé leur volonté de poursuivre la coordination politique et technique engagée dans le cadre de cette initiative quadripartite, qui prévoit notamment la création d’un centre d’opérations conjoint destiné à faciliter le partage d’informations et les interventions sur le terrain contre les réseaux criminels actifs dans le sud de la Méditerranée.
MK/AK/Sf/APA







