Un cadre du PDCI (opposition), Pascal Brou Koffi, coordinateur de la Coalition nationale pour la paix au sein du parti, appelant à la tenue d’un bureau politique, exhorte Tidjane Thiam, le président de la formation politique, à clarifier sa stratégie à deux semaines de la clôture des candidatures pour l’élection présidentielle d’octobre 2025.
« Face à la situation actuelle, plusieurs sujets d’inquiétudes méritent des réponses urgentes et responsables », a déclaré M. Pascal Brou Koffi, appelant à la tenue d’un Bureau politique du PDCI pour consolider l’unité du parti et désigner un candidat pour la présidentielle du 25 octobre 2025.
Pour lui, « les rumeurs autour de la tenue d’une nouvelle Convention ; l’absence du président-candidat Tidjane Thiam sur la liste électorale, l’emprisonnement de cadres et jeunes du parti ; l’hésitation entre la participation active ou la politique de la chaise vise » exigent « des réponses claires ».
« Notre parti, comme notre pays, est à la croisée des chemins. Il est impératif, aujourd’hui, plus que jamais, de réactiver les mécanismes internes de dialogue démocratique, afin de préserver notre politique et assurer un avenir stable », a-t-il déclaré, face à la presse.
Il a déploré « les tensions internes, accentuées par le silence des instances dirigeantes », qui « sèment le doute dans l’esprit des militants et des Ivoiriens », ajoutant que « le statu quo actuel est dangereux et menace la cohésion du parti. »
Cela « met en péril notre participation à l’échéance présidentielle du 25 octobre 2025 et, à terme, pourrait hypothéquer l’avenir du PDCI. C’est pourquoi nous appelons à la convocation urgente d’un bureau politique élargi, qui inclut les forces vives du parti », a affirmé M. Pascal Brou.
Le bureau politique qu’il suggère, dira-t-il, se veut un « espace de concertation » qui doit permettre « d’apaiser les tensions, d’évaluer lucidement les défis actuels (relatifs à la participation du PDCI à la présidentielle octobre 2025) et la recherche d’un dialogue inclusif. »
« Il s’agit d’une démarche de responsabilité, non d’une opposition à la direction actuelle, mais d’un acte de solidarité et de lucidité politique avec pour objectif notre cohésion et notre union qui nous ont permis de résister à tant d’adversités », a-t-il relevé.
Le coordinateur de la Coalition nationale pour la paix-PDCI, Pascal Koffi Brou, a fait observer que la participation du PDCI au Front commun regroupant le PPA-CI, le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, et le PDCI, devrait être soumis préalablement au bureau politique, a-t-il estimé.
« Je suis d’accord pour un front commun. Mais, avant d’aller faire un front commun (avec la PPA-CI), on devrait faire un bureau politique », instance décisionnelle du PDCI, a-t-il poursuivi, tout en insistant sur la cohésion au sein du parti pour la reconquête du pouvoir d’Etat.
« Je demande pardon au président et au gouvernement de faire amende honorable, afin que les jeunes du PDCI (en détention) soient libérés avant les élections », a-t-il lancé. Il s’est dit prêt à rencontrer des personnalités du parti dont Jean-Louis Billon, Kakou Guikahué, Valérie Yapo et Thiam en vue d’une unité au sein du parti.
AP/Sf/APA







