Les producteurs de thé de certaines régions du Kenya subissent de plein fouet les effets du récent ralentissement du marché, après l’annonce par les conseils d’administration des usines de maintenir le paiement mensuel forfaitaire à 23 shillings kenyans par kilogramme de feuilles vertes.
Dans un communiqué conjoint publié mercredi, les conseils des usines ont justifié leur décision de maintenir les prix du thé kenyan, à 23 shillings/kg, par la faiblesse persistante des performances du marché.
« La situation financière des usines ne permet pas, à ce stade, une révision à la hausse du paiement mensuel des feuilles vertes », ont-ils indiqué.
Les agriculteurs des comtés de Kericho et de Bomet figurent parmi les principaux concernés par cette mesure.
La décision a été prise à l’issue d’une réunion régionale tenue à l’usine de thé de Kapkatet, en présence des dirigeants des usines et d’autres parties prenantes, sous l’égide de la Kenya Tea Development Agency (KTDA).
Selon les conseils d’administration, l’exercice financier 2024-2025 a été marqué par une faible absorption du thé et par des prix déprimés lors des ventes aux enchères, ce qui a fortement affecté les recettes et la trésorerie des usines.
Les acteurs du secteur ont également déploré le recul de la demande mondiale de thé, à l’origine d’une instabilité des prix ayant eu des répercussions négatives sur les revenus de l’ensemble de la chaîne de valeur.
Cette situation préoccupante s’est notamment reflétée lors des récentes sessions de la vente aux enchères du thé de Mombasa.
Dans ce contexte morose, les paiements aux producteurs pourraient s’avérer difficilement soutenables à long terme, alors même que les volumes de thé livrés aux usines enregistrent une baisse progressive.
Les agriculteurs sont toutefois encouragés à poursuivre leurs livraisons, dans l’espoir d’une normalisation du marché et d’une amélioration des flux de revenus.
WN/as/lb/Sf/APA







