La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest, organise le 27 avril 2026 une session consacrée à la finance mixte et aux instruments innovants, en partenariat avec Convergence et l’International Institute for Environment and Development (IIED).
Organisée par la CEA, une session sur la finance mixte et les instruments innovants se tiendra le 27 avril, dans le cadre du Forum du secteur privé de la 12ᵉ session du Forum régional africain pour le développement durable (ARFSD 12), placé sous le thème : « Aller plus vite : renforcer les partenariats avec le secteur privé pour accélérer les ODD en Afrique ».
Elle réunira des représentants des gouvernements, des institutions de financement du développement, des investisseurs institutionnels et des acteurs du secteur privé. L’objectif est de répondre à un défi majeur : transformer des financements encore fragmentés en plateformes d’investissement structurées, capables de réduire le déficit de financement des Objectifs de développement durable (ODD) sur le continent.
Les échanges porteront notamment sur les mécanismes de finance mixte, les garanties, les dispositifs de préparation de projets, les plateformes régionales d’investissement, ainsi que les instruments innovants de dette tels que les échanges dette-développement et dette-climat. Ces outils sont présentés comme essentiels pour mobiliser davantage de capitaux privés à grande échelle.
La session abordera également les contraintes liées à l’espace budgétaire limité des États africains et au coût élevé de l’emprunt, qui freinent encore la viabilité de nombreux projets malgré l’intérêt croissant des investisseurs pour le potentiel du continent.
Orientée vers l’action, cette rencontre vise à identifier des modèles d’investissement prioritaires et à renforcer la coordination entre acteurs publics et privés. Elle ambitionne aussi de définir des mesures concrètes de mobilisation de financements sur les douze prochains mois. Les conclusions alimenteront les mécanismes de suivi du Forum, notamment les SDG Impact Labs.
Les discussions mettront l’accent sur le renforcement des pipelines de projets, la montée en puissance des instruments de réduction des risques, la mobilisation des capitaux institutionnels domestiques, ainsi que l’utilisation des échanges de dette pour créer un espace budgétaire en faveur d’investissements alignés sur les ODD, tout en préservant la soutenabilité de la dette et la confiance des investisseurs.
Cette session devrait contribuer à faire évoluer l’architecture du financement du développement en Afrique vers des systèmes plus intégrés, capables d’accélérer la réalisation des ODD sur l’ensemble du continent.
TE/Sf/APA







