Réunis à Kigali en marge des phases finales de la Basketball Africa League (BAL), responsables publics, acteurs financiers, représentants du secteur technologique et dirigeants sportifs ont souligné le rôle central de l’inclusion financière dans l’autonomisation économique des jeunes Africains.
Organisé sous la forme d’un Business Brunch consacré à l’innovation, à la jeunesse et à l’inclusion financière, la rencontre d’experts financiers et acteurs sportifs, en marge de la présente édition de la BAL, a mis en lumière la nécessité de renforcer les liens entre les infrastructures numériques et l’accès aux opportunités économiques.
Pour les participants, le défi ne se limite plus à la digitalisation des services. Il s’agit désormais de créer un environnement où les jeunes entrepreneurs peuvent accéder à des solutions financières simples, accessibles et adaptées à leurs réalités.
« Partout en Afrique, la nouvelle génération crée, entreprend et bâtit déjà des communautés. Notre responsabilité est de veiller à ce que les outils financiers répondent à leurs besoins et accompagnent leurs ambitions », a déclaré Coura Tine Sène, directrice régionale de Wave Digital Finance.
Elle a également souligné l’importance du partenariat entre Wave et la BAL. « Le sport constitue l’un des moyens les plus efficaces pour toucher et inspirer les jeunes. Cette collaboration nous permet de relier inclusion financière, entrepreneuriat et ambition de manière concrète », a-t-elle ajouté.
Le président de la BAL, Amadou Gallo Fall, a pour sa part insisté sur le potentiel du sport comme levier de développement économique. Selon lui, les grandes plateformes sportives peuvent favoriser les connexions entre talents, initiatives entrepreneuriales et opportunités d’investissement.
Les échanges ont également mis en avant le rôle des politiques publiques et des institutions financières. Yves Iradukunda, représentant du gouvernement rwandais, a estimé que l’innovation ne peut produire pleinement ses effets sans un accès réel aux services et aux usages numériques.
De son côté, Diane Karusisi, dirigeante de la Banque de Kigali, a rappelé l’importance de concevoir des solutions financières en phase avec les besoins quotidiens des populations afin d’élargir la participation économique.
Au-delà des débats, cette rencontre illustre une tendance de fond sur le continent : l’utilisation croissante des plateformes sportives et culturelles comme espaces de réflexion sur les grands enjeux économiques et sociaux de l’Afrique.
ARD/te/Sf/APA







