Le Nigéria lancera, le 6 octobre prochain, sa section nationale du réseau Women in AML/CFT/CPF, une initiative destinée à renforcer le leadership, le mentorat et le développement professionnel des femmes engagées dans la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.
L’annonce a été faite par la directrice générale de la Cellule nigériane de renseignement financier (NFIU) et correspondante nationale auprès du Groupe d’action intergouvernemental contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), Hafsat Abubakar Bakari, qui pilotera le lancement de cette nouvelle plateforme.
Cette initiative s’inscrit dans le mouvement mondial Women in AML/CFT/CPF, lancé sous la présidence singapourienne du Groupe d’action financière (GAFI) puis renforcé sous la présidence de la Mexicaine Elisa de Anda Madrazo. Le réseau favorise le mentorat, le partage d’expertise, le développement du leadership et la promotion des femmes dans les métiers de l’intégrité financière.
Selon Mme Bakari, les femmes jouent déjà un rôle déterminant dans l’architecture nigériane de lutte contre les crimes financiers, aussi bien dans les institutions publiques que dans le secteur privé.
« Qu’il s’agisse du renseignement financier, des enquêtes, de la réglementation, de la conformité, de la gestion des risques, des services financiers, de l’innovation fintech ou encore de la gouvernance d’entreprise, les femmes contribuent de manière stratégique au renforcement de l’intégrité financière du Nigéria », a-t-elle déclaré.
La responsable de la NFIU estime que ce réseau offrira un cadre de mentorat entre professionnelles expérimentées et jeunes talents, tout en renforçant la coopération entre les administrations, les institutions financières et les acteurs privés afin d’accroître la présence des femmes aux postes de décision.
La section nigériane réunira notamment des représentantes des cellules de renseignement financier, des services chargés de l’application des lois, des autorités de régulation, des banques, des entreprises et professions non financières désignées, du monde universitaire ainsi que des organisations de développement.
À travers des programmes de mentorat, des échanges techniques, des formations et des activités de réseautage, le réseau ambitionne de consolider les compétences des professionnelles du secteur et de créer une communauté plus intégrée dans la lutte contre les flux financiers illicites.
Dans une perspective régionale, le Nigéria entend également promouvoir, via le GIABA, la création d’une section ouest-africaine du réseau Women in AML/CFT/CPF, afin d’étendre ces opportunités de coopération, de partage d’expériences et de renforcement des capacités à l’ensemble des professionnelles de la sous-région.
La NFIU a enfin invité les femmes actives dans l’écosystème de la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération à rejoindre cette initiative pour contribuer à bâtir un réseau fondé sur l’inclusion, le leadership, l’innovation et l’excellence.
GIK/fss/te/Sf/APA







