La Nigéria Computer Society (NCS) estime que la faible implication des professionnels certifiés des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’élaboration des politiques publiques constitue un frein majeur à la mise en œuvre de la stratégie d’économie numérique du Nigéria.
Le président de la NCS, le professeur Muhammad Aliyu, a déclaré à l’agence de presse nigériane (NAN) que plusieurs initiatives numériques du gouvernement fédéral avaient connu des retards en raison de l’absence des experts du secteur dès les premières phases de conception.
Selon lui, les organismes professionnels, notamment le Conseil d’enregistrement des professionnels de l’informatique du Nigéria et la Nigeria Computer Society, disposent des compétences techniques nécessaires pour concevoir et accompagner des politiques numériques efficaces.
« Les professionnels certifiés en TIC doivent être associés à toutes les étapes, de la conception à la mise en œuvre, afin d’accélérer l’exécution des projets et d’en améliorer les résultats », a-t-il affirmé, estimant que le recours à des personnes ne disposant pas d’une expertise informatique suffisante affaiblit les réformes et ralentit la transformation numérique du pays.
M. Aliyu a également souligné qu’une simple maîtrise des outils numériques ne saurait remplacer les compétences d’un professionnel certifié des TIC. Il a indiqué que la NCS formule régulièrement des recommandations aux autorités et cherche à contribuer aux politiques nationales, même en l’absence de sollicitation officielle.
Le responsable a salué l’Agence nationale de développement des technologies de l’information (NITDA) pour ses consultations régulières des organisations professionnelles, tout en invitant le ministère fédéral de la Communication, de l’Innovation et de l’Économie numérique à renforcer ce dialogue institutionnel.
Abordant les enjeux sécuritaires, le président de la NCS a recommandé un recours accru aux technologies numériques pour améliorer le renseignement et appuyer les opérations des forces de sécurité contre les enlèvements, le banditisme et la criminalité organisée. Il a toutefois reconnu que certaines décisions relèvent d’informations opérationnelles non accessibles au public, ce qui rend leur appréciation plus complexe.
GIK/fss/te/Sf/APA







