Cinq jours après l’élimination du Maroc en quarts de finale de la Coupe du monde face à la France (2-0), le sélectionneur national Mohamed Ouahbi a présenté mardi le bilan devant les médias au Complexe Mohammed VI de football à Salé.
Le sélectionneur des Lions de l’Atlas est revenu sur les raisons de la contre-performance contre les Bleus, et a défendu ses choix et la liste choisie durant cette compétition mondiale.
Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi au Complexe Mohammed VI de Salé, près de Rabat, le sélectionneur de l’équipe nationale de football, Mohamed Ouahbi, a affirmé que le parcours des Lions de l’Atlas en Coupe du monde 2026, co-organisée aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, est une source de fierté au vu de la qualité du jeu présenté sur le terrain. Il a répondu aux critiques sur son plan de jeu face à la France, aux interrogations concernant la liste des 26 joueurs, aux rumeurs autour de son adjoint João Sacramento, et aussi sur le milieu de terrain, Sofyan Amrabat.
Ouahbi a indiqué devant les médias que l’ambition était d’aller loin dans la compétition, mais cette fin de parcours face à la France est aussi une opportunité de se poser les bonnes questions pour pouvoir évoluer dans l’avenir. Le sélectionneur refuse que l’élimination contre la France résume à elle seule la campagne des Lions de l’Atlas. Selon lui, le Mondial doit être analysé dans sa globalité.
Evoquant la prestation des joueurs marocains lors des quarts de finale face à la France, le coach national a estimé que « nous avons manqué de percussion et nous aurions pu faire plus pour embêter le jeu de la France qui était un gros morceau en face ».
« Nous sommes sortis avec des certitudes à l’issue des quarts de finale et c’est le plus important pour nous », a-t-il dit, notant que cela est susceptible de permettre de faire les meilleurs choix.
Ouahbi refuse toutefois d’accabler son groupe : «À aucun moment je n’ai senti que les joueurs ne voulaient pas. Ils voulaient bien faire. Pendant le match, il s’est passé quelque chose, mais je ne peux pas leur en vouloir».
Il a salué la performance des joueurs qui ont disputé cette Coupe du monde « qui nous ont ramené jusqu’aux quarts de finale et nous ont fait vibrer », ajoutant que « les joueurs qui n’ont pas été sélectionnés vont aussi compter lors des prochaines échéances ».
Interrogé sur la prestation d’Achraf Hakimi contre la France, le sélectionneur a tenu à défendre son capitaine: «Dans dix ans, on se dira qu’on avait quand même le meilleur latéral droit du monde, un joueur extraordinaire. Mais on ne peut pas demander à un latéral droit de tout faire. Il devait défendre face à des joueurs de très grande qualité, attaquer, créer des occasions, marquer… Ce n’est pas possible».
Selon Ouahbi, « l’important est de continuer à être exigent dans la formation des joueurs et de la qualité des joueurs qu’on recrute pour aller encore loin dans les compétitions », ajoutant que l’équipe nationale du Maroc dispose de la qualité et de la performance nécessaires pour faire plus que l’épopée de la Coupe du monde en 2022 au Qatar.
Concernant son adjoint João Sacramento, Ouahbi a affirmé qu’il va continuer son travail au sein du staff technique de l’équipe nationale du Maroc, relevant que le technicien portugais « s’est investi énormément et s’est attaché au Maroc. Son travail a été important avec nous par ce qu’il apporte beaucoup à l’équipe nationale »
Mohamed Ouahbi est par ailleurs revenu sur la sélection de Soufyan Amrabet et sur la gestion de son temps de jeu. Le sélectionneur marocain a expliqué que le caractère et l’investissement du milieu de terrain avaient été pris en compte au moment de l’intégrer au groupe, malgré une forte concurrence à son poste.
« Quand on fait la sélection, comme je l’ai dit tout à l’heure, on se pose ensemble avec le staff. Et c’est vrai qu’on m’a fait comprendre que, si Sofyan Amrabat vient, il doit jouer. S’il ne joue pas, il faut le gérer », a-t-il expliqué.
AK/Sf/APA







