L’Égypte a réaffirmé son opposition à toute partition de la Libye et appelé à l’unification de ses institutions militaires et financières, tout en assurant maintenir des canaux de dialogue avec les différentes forces politiques et sécuritaires du pays.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a déclaré que l’intégrité territoriale de la Libye constituait une « ligne rouge » pour l’Égypte, réaffirmant le soutien du Caire aux efforts internationaux destinés à parvenir à un règlement de la crise politique et institutionnelle libyenne.
« Nous sommes contre toute division de la Libye, et c’est une ligne rouge pour l’Égypte », a affirmé le chef de la diplomatie égyptienne lors d’une interview télévisée. Il a appelé les différentes composantes libyennes de l’est, de l’ouest et du sud à rechercher une convergence susceptible de préserver l’unité du pays.
Badr Abdelatty a indiqué que Le Caire soutenait « toutes les initiatives concernant la Libye », citant notamment les efforts conduits sous l’égide de l’ONU par Hanna Tetteh, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, ainsi qu’une initiative américaine. L’Égypte entend ainsi maintenir une coordination avec les différentes médiations internationales tout en poursuivant ses propres consultations avec les acteurs libyens.
Le ministre a souligné que la diplomatie égyptienne entretenait des contacts aussi bien avec les forces de Khalifa Haftar et la Chambre des représentants installée dans l’est qu’avec les acteurs politiques de l’ouest et du sud du pays. Cette approche vise, selon lui, à favoriser un règlement dépassant les divisions géographiques et institutionnelles qui persistent en Libye.
Sur le plan sécuritaire, Badr Abdelatty a estimé que l’existence d’entités armées opérant en dehors du cadre institutionnel de l’État représentait un obstacle durable à la stabilisation.
« Nous avons progressé dès le départ vers l’unification des institutions militaires et financières, et c’est la seule garantie pour parvenir à la sécurité et à la stabilité en Libye », a-t-il déclaré.
La position égyptienne intervient alors que la Libye reste confrontée à une fragmentation de ses centres de pouvoir et à la coexistence d’autorités rivales. Pour Le Caire, voisin direct de la Libye avec laquelle il partage une longue frontière terrestre, l’évolution de la situation revêt également un enjeu de sécurité nationale. L’Égypte entend dès lors poursuivre ses contacts avec les différentes parties libyennes tout en défendant une solution préservant l’unité territoriale et institutionnelle du pays.
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