La police ghanéenne a arrêté deux hommes, de nationalités nigériane et burkinabè, dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement et le meurtre du gardien de but sénégalais Cheikh Touré, dont la mort à Kumasi avait suscité une vive émotion au Sénégal en octobre 2025.
La police du Ghana a annoncé, jeudi, l’arrestation de deux suspects dans l’enquête sur l’enlèvement et le meurtre du gardien de but sénégalais Cheikh Touré, en 2025 à Kumasi, dans la région d’Ashanti.
Salifu Walid, un Nigérian de 32 ans, et Aziz Wadrago Mane, un Burkinabè de 24 ans, ont été arrêtés le 20 septembre 2026 dans une cachette à Banpanase, près de Mamponteng, selon la police.
Les deux hommes sont soupçonnés d’appartenir à un groupe de quatre personnes impliquées dans l’enlèvement et le meurtre présumé du jeune footballeur. La police indique que le groupe se présentait comme des agents à la recherche de joueurs et utilisait les réseaux en ligne pour attirer ses victimes.
Les enquêteurs affirment que les deux suspects ont reconnu leur implication lors de l’interrogatoire et fourni des informations sur leurs rôles présumés dans les activités du groupe.
La police poursuit ses recherches pour retrouver deux autres suspects, identifiés comme Noukoubri Arzouma Sylviain, alias Prince Pierre, et Barry, présentés comme ayant joué un rôle central dans les activités de la bande.
Une affaire suivie par les autorités sénégalaises
La mort de Cheikh Touré, âgé de 20 ans, avait été annoncée en octobre 2025 par le ministère sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Les premières constatations des services consulaires sénégalais faisaient alors état d’une possible implication d’un réseau d’escroquerie et d’extorsion de fonds.
Selon les éléments rapportés à l’époque, le jeune footballeur avait été conduit dans un état critique à l’hôpital gouvernemental de Manhyia, à Kumasi, par un individu se présentant comme son frère. Il avait été déclaré mort à son arrivée. Plusieurs blessures abdominales avaient été constatées. Son corps avait ensuite été déposé à la morgue Ebenezer, à Tafo.
Dakar avait saisi les autorités ghanéennes afin qu’une enquête approfondie soit menée, et dépêché deux agents de son ambassade d’Accra à Kumasi pour accompagner les autorités locales et la famille dans les démarches liées au rapatriement de la dépouille.
Deux autres Sénégalais, Khadim Ndiaye et Mamadiang Kane, qui avaient été détenus au Ghana dans le cadre du dossier, avaient par la suite été libérés et rapatriés à Dakar. Ils avaient rejoint la frontière entre le Ghana et la Côte d’Ivoire avant de se rendre au Mali, où ils avaient été pris en charge par l’ambassade du Sénégal à Bamako.
L’affaire avait également suscité un élan de solidarité au Sénégal. Une collecte lancée pour soutenir la famille du défunt avait recueilli des millions de FCFA auprès de plusieurs milliers de donateurs.
Les deux suspects arrêtés en septembre 2026 restent en détention policière et devraient être présentés devant la justice ghanéenne.
AC/Sf/APA





