L’inflation annuelle en Égypte s’est accélérée à 13 % en juillet 2026, contre 12,2 % en juin, sur fond de fortes hausses des coûts du logement, de l’énergie et des transports, selon les données officielles publiées lundi.
Le taux annuel d’inflation en Égypte a atteint 13 % en juillet 2026, après 12,2 % le mois précédent, selon l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS). Sur un mois, l’indice général des prix à la consommation n’a toutefois progressé que de 0,1 %, traduisant une relative stabilisation des prix à court terme malgré la persistance de tensions importantes sur plusieurs postes de dépenses.
Sur un an, les prix des aliments et boissons ont augmenté de 7,9 %. Cette évolution a notamment été alimentée par la hausse de 2,9 % des céréales et du pain, de 4 % de la viande et de la volaille et de 4,4 % du poisson et des produits de la mer. Le CAPMAS attribue plus largement l’accélération de l’inflation à la progression des prix de plusieurs catégories majeures de biens et de services.
Les tensions sont particulièrement marquées dans les dépenses contraintes des ménages. Les prix du groupe comprenant le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les combustibles ont bondi de 31,1 % sur un an. Les transports affichent une progression de 21,1 %, devant l’éducation (+20 %) et l’ameublement, les équipements ménagers et l’entretien (+15,2 %). Ces évolutions reflètent notamment les répercussions des précédentes augmentations des prix des carburants sur les coûts de transport et, plus largement, sur l’économie égyptienne.
La pression énergétique s’est accentuée dans un contexte de hausse des cours internationaux du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient. Le Brent est passé d’un niveau proche de 70 dollars le baril à plus de 115 dollars, renchérissant les coûts pour une économie particulièrement exposée aux variations des prix de l’énergie.
Sur une base mensuelle, la progression des prix est néanmoins restée limitée. Les aliments et boissons ont reculé de 0,1 % en juillet, notamment grâce à une baisse de 2,1 % des prix de la viande et de la volaille. À l’inverse, le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les combustibles ont augmenté de 0,6 %, l’ameublement et les équipements ménagers de 1,4 % et les services de santé de 0,6 %. Les prix des voyages touristiques organisés ont, eux, diminué de 7 %.
L’évolution de l’inflation urbaine constitue un autre signal suivi de près par les autorités monétaires. Dans les villes égyptiennes, l’inflation annuelle a atteint 14,9 % en juillet, contre 14,3 % en juin, enregistrant sa première accélération en trois mois. Cette remontée pourrait peser sur les arbitrages de la Banque centrale d’Égypte, alors que la maîtrise durable des prix demeure un enjeu central pour le pouvoir d’achat des ménages et la trajectoire économique du pays.
MK/AK/Sf/APA







