Dans le cadre de sa politique nationale de prévention de l’extrémisme et de promotion de la cohésion sociale, le Maroc poursuit ses efforts en faveur de la réinsertion des détenus à travers le programme de réhabilitation Mousalaha, dont la 17e session a été lancée lundi.
Le programme Moushala mis en œuvre au Maroc, d’une durée de trois mois et demi, vise à traiter les causes profondes de la radicalisation en misant sur l’éducation et le développement des compétences. Il propose 214 heures de formation, dont 161 heures dédiées à des modules variés : religion, droit, droits humains, aspects socio-économiques et accompagnement psychologique. Les 53 heures restantes sont consacrées à des activités pratiques comme le théâtre, le jardinage ou l’artisanat, pour favoriser la réinsertion sociale des participants.
Lors de la cérémonie d’ouverture, un détenu a lu, au nom des participants, une lettre de loyauté et de gratitude adressée au roi Mohammed VI, exprimant leur reconnaissance et leurs vœux pour sa santé.
Cette session marque une avancée majeure : 390 détenus condamnés pour des infractions liées au terrorisme participent désormais au programme. Parmi eux, 74,05 % ont bénéficié d’une grâce royale, incluant réductions de peine, libérations ou exonérations d’amendes.
L’événement s’est déroulé en présence du Directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, du Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas et responsable du Centre Mousalaha, du Coordonnateur de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, ainsi que d’experts et formateurs impliqués dans le programme.
Lancée en 2017 par la Direction générale de l’administration pénitentiaire et de la téinsertion (DGAPR), l’initiative Mousalaha est le fruit d’un partenariat entre plusieurs institutions, dont le ministère de l’Économie, la Rabita Mohammadia des Oulémas, le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) et la Fondation Mohammed VI.
Par ce projet novateur, le Maroc affirme son engagement à offrir une seconde chance aux détenus et à renforcer les mécanismes de résilience face à l’extrémisme.
MK/te/Sf/APA






