Le chef d’état-major algérien, Saïd Chanegriha, a installé un nouveau directeur à la tête de l’École supérieure de guerre, tout en appelant à une adaptation accélérée des forces armées aux évolutions sécuritaires et technologiques.
Le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) algérienne, le général d’armée Saïd Chanegriha, a procédé à l’installation du général-major Mohamed Ahmed Sayah comme nouveau directeur de l’École supérieure de guerre, en remplacement du général-major Hamid Fekane, ont indiqué les autorités militaires algériennes.
Lors de cette cérémonie organisée en application d’un décret présidentiel daté du 21 mai 2026, le haut responsable militaire a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de cet établissement dans la formation des cadres supérieurs de l’armée. Il a appelé à l’adaptation des programmes pédagogiques aux transformations rapides de l’environnement stratégique international et aux mutations des affaires militaires.
Saïd Chanegriha a notamment exhorté les responsables de l’école à faire de l’institution une « force de proposition » capable d’analyser les conflits contemporains et de contribuer à l’évolution de la doctrine militaire nationale. Selon lui, les officiers formés par l’établissement doivent être en mesure de répondre aux nouvelles réalités géopolitiques et technologiques qui redessinent les équilibres sécuritaires régionaux.
Le chef d’état-major a également affirmé que l’ANP mène actuellement une « bataille décisive » pour adapter ses forces aux défis de la conjoncture actuelle. Cette formule traduit les préoccupations croissantes des autorités militaires face à un environnement régional marqué par l’instabilité persistante au Sahel, les tensions en Libye et la multiplication des menaces transnationales.
Si l’armée algérienne met régulièrement en avant ses efforts de modernisation et de professionnalisation, ces déclarations illustrent également les défis auxquels sont confrontées les forces armées de la région pour suivre l’évolution rapide des technologies militaires et des nouvelles formes de conflictualité. Les conflits récents ont notamment mis en lumière l’importance croissante des drones, de la guerre électronique, du renseignement numérique et des capacités cybernétiques.
Au-delà du changement à la tête de l’École supérieure de guerre, l’insistance du commandement sur l’adaptation permanente des forces armées témoigne d’une préoccupation stratégique durable. Malgré des investissements militaires soutenus ces dernières années, les responsables algériens reconnaissent implicitement que la transformation des capacités opérationnelles demeure un chantier de long terme dans un contexte international jugé de plus en plus imprévisible.
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