D’après la même source, cette action vise à assurer un contrôle rigoureux des prix à la consommation et à démanteler les réseaux impliqués dans des pratiques de monopole et de spéculation. Le chef de l’État a, à plusieurs reprises, dénoncé ce qu’il qualifie de « criminalité économique », estimant que certaines pratiques nuisent directement aux citoyens et perturbent l’approvisionnement régulier des marchés. Il a également appelé à une lutte continue et structurée contre les intermédiaires jugés responsables de distorsions dans la chaîne de distribution.
Les autorités mettent en avant une stratégie combinant interventions sécuritaires, réformes législatives et modernisation des outils de suivi. Selon les annonces officielles, des dispositifs numériques de traçabilité devraient être introduits à partir du mois de juin afin de mieux contrôler les flux de produits de base et de surveiller les transactions des grossistes. L’objectif affiché est de garantir la transparence tout au long du circuit, de la production à la vente au détail.
Sur le plan économique, cette initiative s’inscrit dans un contexte d’inflation persistante ayant affecté les produits alimentaires au cours des derniers mois. Les marchés de produits de base, notamment céréaliers et carnés, restent particulièrement sensibles aux fluctuations des prix et aux phénomènes de rétention de marchandises. Les autorités affirment vouloir réduire au maximum l’impact de ces pratiques sur le pouvoir d’achat des ménages.
Au-delà de l’opération ponctuelle, le président Saïed a réitéré son engagement en faveur d’une réforme en profondeur du système de distribution. L’exécutif estime que la sécurisation des circuits d’approvisionnement constitue un levier central pour stabiliser les prix et restaurer la confiance des consommateurs, dans un climat économique et social marqué par de fortes attentes.
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