La justice tunisienne a condamné Douze militants anti-pollution à un an de prison à Gabès, dans le Sud tunisien et un autre à huit mois à cause de leur activité protestataire contre le Groupe chimique tunisien, rapportent des médias.
L’affaire judiciaire ayant abouti à la condamnation de douze manifestants en Tunisie remonte à 2020 lorsque plusieurs militants écologistes du groupe Stop Pollution avaient entamé un sit-in devant le Groupe chimique à Gabès.
L’entreprise publique transforme le phosphate en engrais et elle est responsable d’une partie de la pollution marine et aérienne de la ville selon les militants.
La population et les militants de Stop Pollution ont manifesté à plusieurs reprises ces derniers mois contre la pollution de la ville.
Dans un communiqué publié vendredi, la Ligue tunisienne des droits de l’homme a dénoncé « un précèdent dangereux ». Pour sa part, Islem Zrelli un activiste environnemental qui ne fait pas partie des condamnés, a fait part de sa stupeur après l’annonce du jugement.
Le parti d’opposition Al Joumhouri et l’ONG le Forum tunisien des droits économiques et sociaux ont eux aussi dénoncé une « criminalisation des militants écologistes».
Ce verdict est prononcé alors que la population de Gabès attend une décision dans le procès intenté contre le Groupe chimique tunisien pour sa responsabilité dans la crise environnementale dans la ville.
Un nouvel examen de l’affaire est fixé pour le 26 février .
AK/Sf/APA







