Installé mardi à la tête du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne a placé la loyauté envers la Constitution, l’indépendance du juge et la confiance des citoyens au cœur de son mandat.
Plus d’un an après le décès de son prédécesseur, Mamadou Badio Camara, survenu le 10 avril 2025, nouveau président du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne prend les commandes d’une institution centrale dans l’architecture démocratique sénégalaise.
Dans son discours d’installation, Ousmane Diagne a insisté sur la responsabilité attachée à sa nouvelle fonction, appelant à l’exercer avec « humilité », « retenue », « discernement » et « sens du devoir ».
Il a surtout fait de la loyauté envers la Constitution et l’État de droit le principe directeur de son action.
« Les institutions ne tirent pas leur force de la puissance des hommes, mais de la loyauté avec laquelle ceux-ci les servent », a-t-il déclaré.
Le droit au-dessus des choix politiques
Le nouveau président a également tenu à rappeler les limites de la mission du Conseil constitutionnel, notamment dans un contexte où ses décisions peuvent avoir d’importantes implications politiques.
« Il ne gouverne pas. Il ne légifère pas. Il ne juge pas de l’opportunité des choix politiques. Il dit simplement le droit », a-t-il affirmé.
À travers cette mise au point, Ousmane Diagne entend réaffirmer la vocation juridictionnelle de l’institution et son indépendance à l’égard des considérations politiques.
Le Conseil constitutionnel joue également un rôle majeur dans la régulation de la vie électorale, notamment à travers le traitement des contentieux relevant de sa compétence et la proclamation des résultats définitifs des scrutins concernés.
La confiance comme exigence
Pour Ousmane Diagne, l’autorité de l’institution repose enfin sur la confiance que ses décisions inspirent aux citoyens. Il souhaite qu’elles soient empreintes de « respect, confiance et sérénité ».
Cette exigence devra notamment s’appuyer sur la collégialité. Le nouveau président a salué l’expérience et la compétence de ses collègues, estimant que la diversité des points de vue contribue à renforcer la qualité des décisions.
En succédant à Mamadou Badio Camara, Ousmane Diagne fixe ainsi un cap fondé sur trois exigences : l’indépendance du juge, la primauté de la Constitution et la consolidation de la confiance dans les institutions de la République.
TE/Sf/APA







