Les préoccupations se concentrent sur les conditions de détention et le respect des procédures judiciaires. Selon le cheikh Al-Gharyani, plus de 160 prisonniers ont entamé une grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention et des mauvais traitements présumés. Il a également indiqué que certains détenus seraient incarcérés depuis plus de six ans sans avoir été présentés devant la justice, soulevant des interrogations sur le respect des garanties fondamentales.
Ces éléments s’inscrivent dans un contexte plus large de fragmentation institutionnelle en Libye, où plusieurs entités sécuritaires continuent d’exercer un contrôle autonome sur des infrastructures sensibles. La prison de Mitiga, située à Tripoli, est régulièrement citée dans les rapports d’organisations de défense des droits humains comme un site problématique en matière de détention.
Face à cette situation, le mufti a appelé les autorités compétentes à intervenir « de toute urgence » afin de reprendre le contrôle de l’établissement, améliorer les conditions de détention et garantir le respect des droits humains ainsi que des procédures légales. Cette prise de position relance le débat sur la gouvernance sécuritaire et judiciaire dans un pays encore marqué par des divisions institutionnelles persistantes.
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