Le FLN arrive en tête des législatives algériennes avec 90 sièges, consolidant son statut de première force parlementaire, malgré une abstention record qui relativise la portée du scrutin.
Avec 90 députés élus, le FLN arrive en tête du scrutin législatif, selon les résultats annoncés par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Le parti historique devance les autres formations politiques dans une Assemblée renouvelée, mais cette victoire intervient alors que le taux de participation n’a atteint que 21,24 %, soit l’un des niveaux les plus faibles enregistrés dans le pays.
Dans un éditorial publié par le quotidien public El Moudjahid, le score du FLN est présenté comme le résultat de « l’ancrage historique et militant » de ce parti fondé pendant la guerre d’indépendance. Le journal estime que la formation a réussi à préserver son influence malgré les transformations du paysage politique algérien et les critiques liées à son long passé de parti dominant.
Le quotidien met également en avant les réformes institutionnelles initiées par le président Abdelmadjid Tebboune, notamment dans le domaine électoral. Selon cette analyse, la fin des pratiques de quotas et une plus grande neutralité de l’administration auraient permis aux partis de concourir dans un cadre plus transparent.
Le FLN revendique également son soutien au programme présidentiel, estimant que les changements introduits dans le système électoral ont contribué à renouveler la scène politique et à renforcer la confiance dans le processus démocratique. Ces évolutions sont présentées par ses responsables comme un facteur ayant permis au parti de valoriser son réseau militant à travers le pays.
Mais la faible mobilisation électorale constitue l’autre grand enseignement du scrutin. Avec près de 79 % des électeurs qui ne se sont pas déplacés, la victoire du FLN reste confrontée à la question de la représentativité politique. Le parti demeure la première force parlementaire, mais son succès intervient dans un contexte de désengagement croissant d’une partie de la population vis-à-vis des urnes.
Ces législatives illustrent ainsi un paradoxe : le FLN conserve une place centrale dans les institutions algériennes, mais dans un paysage marqué par une abstention record qui limite la portée politique de cette nouvelle victoire.
MK/te/Sf/APA







