Le gouvernement égyptien entend renforcer le recours aux partenariats public-privé (PPP) afin de mobiliser des financements pour les infrastructures et les projets de développement, tout en maintenant le rôle de l’État dans la régulation et le contrôle.
L’Égypte poursuit sa stratégie d’ouverture au secteur privé dans le cadre de ses efforts visant à soutenir le financement des projets de développement et à alléger la pression sur les finances publiques. Le ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation, Hani Sweilam, a affirmé mercredi que les autorités accordaient une importance croissante à la coopération avec les acteurs privés, considérés comme des partenaires essentiels du développement durable.
S’exprimant lors d’un colloque consacré aux mécanismes et aux différentes formes de partenariat public-privé (PPP), le ministre a souligné que ces dispositifs constituent un levier efficace pour mobiliser les ressources financières nécessaires à la réalisation des projets stratégiques. Selon lui, cette approche permet de renforcer les capacités d’investissement tout en préservant les prérogatives de l’État en matière d’orientation, de régulation et de supervision des politiques publiques.
Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement égyptien visant à accroître la contribution du secteur privé à l’activité économique. Les autorités du Caire cherchent à attirer davantage d’investissements nationaux et étrangers dans plusieurs secteurs jugés prioritaires, notamment les infrastructures, les ressources hydriques, l’énergie, les transports et les services publics.
Lors de cette rencontre, à laquelle ont participé plusieurs responsables du ministère, les discussions ont porté sur les modèles de partenariat susceptibles d’améliorer l’efficacité de l’exécution des projets et d’assurer une meilleure répartition des risques entre les acteurs publics et privés. Les autorités considèrent que les PPP peuvent contribuer à accélérer la mise en œuvre de projets d’envergure tout en favorisant le transfert d’expertise et de technologies.
Le secteur de l’eau figure parmi les domaines où les besoins en investissement demeurent importants. L’Égypte fait face à des défis croissants liés à la gestion des ressources hydriques, à la modernisation des infrastructures d’irrigation et à l’adaptation aux effets du changement climatique. Dans ce contexte, le recours aux financements privés apparaît comme un complément aux ressources publiques afin de soutenir les objectifs de développement à long terme.
Cette démarche reflète également la volonté des autorités égyptiennes de consolider un modèle de croissance davantage fondé sur l’investissement productif et la participation du secteur privé, considéré comme un moteur essentiel de création d’emplois et de modernisation de l’économie.
MK/AK/Sf/APA







