La Côte d’Ivoire franchit un nouveau cap dans sa transition numérique. La troisième édition du Salon des téléphones et applications mobiles (STAM) s’est ouverte, ce vendredi 17 juillet 2026, à Abidjan.
Prévu sur deux jours, jusqu’au 18 juillet, lle STAM s’impose désormais comme le laboratoire de l’innovation africaine, avec une ambition claire : faire de la Côte d’Ivoire le hub incontournable de l’écosystème mobile sur le continent.
Le salon rassemble une multitude d’acteurs stratégiques, incluant des professionnels du numérique, des fabricants de smartphones, des vendeurs d’accessoires et des développeurs d’applications. Tous sont réunis autour d’un thème central et d’actualité : « L’Afrique, un laboratoire d’innovation : Enjeux et perspectives. »
Le STAM ne se limite pas à être une simple vitrine technologique ou un espace de vente et de démonstration. Il s’agit d’une plateforme de réseautage et d’accompagnement pour l’industrie numérique ivoirienne. Kodjoro Fofana, commissaire général de l’événement, a rappelé la mission 100 % dédiée à cet écosystème.
L’objectif ultime est de fédérer les énergies pour générer des emplois, créer des ressources et, à terme, fabriquer des smartphones directement sur le sol ivoirien. Et ce, en vue de pour propulser l’écosystème du mobile africain.
Cette quête de souveraineté industrielle a également été fortement soutenue par Fabiola Bernard, représentante du parrain de l’événement, Fabrice Sawegnon. Selon elle, le STAM témoigne d’une maturité nouvelle en Afrique.
Le continent ne veut plus se positionner en simple consommateur de technologies, mais aspire désormais à concevoir et produire ses propres outils. Elle a profité de l’occasion pour lancer un appel vibrant à la jeunesse afin qu’elle s’approprie ce projet avec audace et discipline, tout en sollicitant l’appui des autorités étatiques pour garantir le succès de cette transition.
Le Village des technologies de l’information et de la biotechnologie (VITIB) s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Son représentant, Bienvenue Arriko, a souligné que la stabilité politique et l’économie dynamique de la Côte d’Ivoire constituent des fondations solides pour faire du numérique un levier majeur de transformation sociale et économique.
Il a réitéré l’engagement du VITIB à mettre ses infrastructures et son expertise au service de cette ambition nationale de production et d’exportation technologique. Durant ces 48 heures d’immersion, le programme s’annonce dense : keynotes, expositions, démonstrations, un concours de pitchs pour les start-up, ainsi que des panels de haut niveau.
Un premier débat crucial a d’ailleurs réuni des experts autour de la thématique « De l’importation à la fabrication : bâtir une chaîne de valeur durable pour les composants en Afrique », posant ainsi les premières pierres d’une industrie électronique africaine autonome.
AP/Sf/APA







