Le Projet d’appui au renforcement de la cohésion nationale et de la réconciliation (PARCNR) amorce un tournant stratégique majeur. Du 16 au 17 juillet 2026, la ville historique de Grand-Bassam, à 40 Km au Sud-est d’Abidjan, a abrité un atelier de réflexion crucial initié par le ministère de la Cohésion nationale, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté.
L’enjeu de cette rencontre, axée sur le PARCNR, consistait à redéfinir le positionnement du projet pour l’après-2026, afin d’optimiser l’efficacité des mécanismes de dialogue et de résolution des conflits en Côte d’Ivoire.
Créé en 2024, le PARCNR a dressé le bilan de ses années d’exercice et identifié des risques de doublons avec d’autres entités. Pour y remédier, une enquête approfondie menée auprès de 34 structures a servi de base pour dessiner une nouvelle trajectoire.
Ce repositionnement mise sur la formation des acteurs, l’harmonisation des méthodes de travail et une modernisation globale de la gouvernance à travers la digitalisation des processus. Le projet évolue vers une transformation digitale et structurelle.
À l’ouverture des travaux, le coordonnateur du PARCNR, Maurice Adjé, a insisté sur la nécessité de doter le ministère d’un outil puissant d’accompagnement et de formation continue des cadres. Cette vision a été fortement appuyée par Magloire N’Deh, représentant le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Ce dernier a émis le vœu de voir le PARCNR évoluer en un véritable centre de connaissances et d’analyses capable d’inspirer les gouvernants face aux défis futurs, tout en réaffirmant l’engagement du PNUD à soutenir la Côte d’Ivoire dans la centralisation et la documentation de ses indicateurs de paix.
Lors de la clôture de l’atelier, Joël Yves Kouadio, Directeur de Cabinet et représentant de la ministre Myss Belmonde Dogo, a rappelé avec insistance que la paix n’est jamais un acquis définitif. Il a exhorté l’ensemble des parties prenantes à redoubler d’efforts dans la prévention des conflits et à embrasser la modernisation du secteur grâce à la mise en place d’un système intégré de gestion.
Au terme de deux jours de réflexion, les experts ont formulé cinq recommandations majeures pour restructurer le secteur après 2026, préconisant notamment la mutation du PARCNR en PASCS, une synergie accrue entre les structures clés, la refonte du dispositif d’alerte précoce, la formation ciblée des acteurs institutionnels et la modernisation numérique du système de gestion des données.
AP/APA







