Les dirigeants ouest-africains se retrouvent ce dimanche en Sierra Léone pour une session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, dominée par les questions de sécurité régionale, les réformes de l’organisation et l’avenir des relations avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se réunissent ce dimanche 19 juillet 2026 à Lungi, près de Freetown, pour la 69e session ordinaire de leur Conférence, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, politiques et institutionnels majeurs.
Présidé par le chef de l’État sierra-léonais Julius Maada Bio, président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, ce sommet se tient au Centre international de conférences Julius Maada Bio, inauguré samedi en présence de plusieurs dirigeants ouest-africains.
La rencontre intervient après une série de réunions préparatoires organisées à Freetown, dont la 56e session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité au niveau ministériel.
Les ministres des Affaires étrangères de la Cédéao ont notamment examiné la situation politique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest, l’activation de la Force en attente de l’organisation, les questions humanitaires ainsi que l’opérationnalisation des mécanismes régionaux de prévention et de gestion des crises.
À l’ouverture des travaux ministériels, le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, a appelé les États membres à renforcer leur solidarité et leur action collective face à la multiplication des défis auxquels la région est confrontée. Il a plaidé pour une consolidation de la diplomatie préventive, de la médiation et des instruments régionaux de prévention des conflits.
Le sommet de Lungi devrait également aborder l’avenir des relations entre la Cédéao et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui ont quitté l’organisation régionale en janvier 2025.
Les dirigeants ouest-africains devraient également se pencher sur la transition en Guinée-Bissau, qui figure parmi les dossiers politiques attendus de cette session.
Les chefs d’État devraient aussi examiner les réformes institutionnelles nécessaires pour renforcer l’efficacité de la Cédéao, dans un contexte où l’organisation cherche à répondre davantage aux attentes des populations en matière de sécurité, de libre circulation et de développement économique.
Cette session intervient quelques semaines après l’inauguration du nouveau siège de la Cédéao à Abuja, au Nigéria, où les dirigeants régionaux avaient appelé à une organisation plus efficace et davantage tournée vers des résultats concrets.
Le sommet pourrait enfin être marqué par le renouvellement des instances dirigeantes de l’organisation. Le mandat de Julius Maada Bio à la présidence tournante de la Cédéao arrivant à son terme, le nom du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est cité pour lui succéder à la tête de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement.
AC/Sf/APA







