L’Egypte et l’Érythrée ont affirmé dimanche 19 juillet leur rejet total de toute interférence étrangère dans la gestion de la mer Rouge, réaffirmant la souveraineté des États côtiers, selon un communiqué ministériel égyptien.
Une position de rejet de toute ingérence étrangère dans la gestion de la mer Rouge a été exprimée lors d’une rencontre entre le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et son homologue érythréen, Osman Saleh.
Les deux chefs de la diplomatie ont ainsi exprimé leur « refus complet de toute tentative menée par des parties non riveraines d’imposer des arrangements ou des rôles sécuritaires, ou de forcer un accès maritime en violation des dispositions du droit international ».
Les deux parties ont souligné que « la sécurité et la gestion de la mer Rouge restent une responsabilité exclusive des pays riverains », d’après le communiqué.
La même source a ajouté que les deux ministres ont également échangé les points de vue sur l’évolution de la situation dans la Corne de l’Afrique.
Concernant cette région, le ministre égyptien a confirmé « la position ferme de l’Egypte en faveur du maintien de la sécurité et de la stabilité dans la région de la Corne de l’Afrique, celle-ci constituant une extension directe de la sécurité nationale égyptienne », souligne le texte .
Abdelatty a également affirmé le rejet de « toute mesure unilatérale susceptible de porter atteinte à la souveraineté des États ou de saper les fondements de la stabilité dans la région ».
Ces delarations interviennent alors que que des informations rapportées par l’agence Reuters le 16 juillet indiquent que l’Iran a demandé au mouvement houthi au Yémen de « se tenir prêt à fermer la route pétrolière de la mer Rouge si les États-Unis frappent les infrastructures énergétiques iraniennes ».
Une source proche des Houthis a précisé que le groupe avait « achevé les préparatifs pour attaquer les navires en déployant des missiles et des drones près du détroit de Bab el-Mandeb » et qu’il « attendait l’ordre de commencer », selon Reuters.
Avec le détroit d’Ormuz déjà fermé par Téhéran depuis le début du conflit avec Israël et les États-Unis le 28 février dernier, toute attaque houthie bloquerait simultanément les deux principales routes d’exportation de brut du Moyen-Orient, exacerbant la crise énergétique mondiale.
AK/Sf/APA







