Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI, opposition), fondé par l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, est sorti de sa réserve suite aux récentes déclarations de Dia Houphouët, cadre du PDCI-RDA.
Dans une note officielle signée de la porte-parole du PPA-CI, Me Habiba Touré, le parti de Laurent Gbagbo dit avoir pris connaissance des propos mettant en cause sa formation. Toutefois, « le PPA-CI réaffirme son attachement mutuel entre les forces de l’opposition ».
« Depuis la mise en place des différentes initiatives communes entre nos deux partis, notamment dans le cadre du Front commun, le PPA-CI a toujours entretenu des relations empreintes de respect, de confiance et de responsabilité avec la direction du PDCI », a rappelé Me Habiba Touré.
Elle a affirmé qu’à aucun moment, les plus hautes autorités du PDCI « ne se sont inscrites dans une logique de polémique ou d’attaque à l’égard du PPA-CI ». Par conséquent, « le PPA-CI entend rester fidèle à cet esprit ».
Pour le PPA-CI, la polémique doit être circonscrite. « M. Dia Houphouët (ex-député de Yopougon, commune dans l’Ouest d’Abidjan) n’étant ni le président, ni le porte-parole du PDCI, ses déclarations n’engagent que lui et ne sauraient, en aucun cas, être assimilées à la position officielle du PDCI », précise Habiba Touré.
« Le PPA-CI ne se laissera pas entraîner dans des controverses personnelles ni dans des annonces de prétendues révélations. Notre parti n’a ni le temps, ni la vocation de répondre à ce type d’exercice. Son énergie demeure entièrement consacrée aux préoccupations des Ivoiriens et à la construction d’une alternative crédible », a dit Habiba Touré.
Cette mise au point du parti de Gbagbo fait suite à une sortie de Dia Houphouët, le samedi 29 août 2026 à son QG de la SICOGI, devant des militants du PDCI. L’ex-député affirme avoir fait face à des « calomnies et à la désinformation » après son récent séjour en France et une interview qu’il qualifie d’ « empreinte de vérité ».
« Cette prise de parole a malheureusement poussé certains adversaires politiques, notamment au sein du PPA-CI, à s’enfermer dans leurs laboratoires d’intrigues pour lancer des attaques ad hominem et des calomnies grotesques. Je tiens à leur répondre fermement », a-t-il martelé.
Dia Houphouët a notamment tenu à démentir des rumeurs de « marchandage politique » lors des dernières municipales à Yopougon, la plus grande commune de Côte d’Ivoire, située dans l’Ouest d’Abidjan avec près de 2 millions d’habitants.
« Des officines ont répandu le mensonge selon lequel j’aurais réclamé 700 millions de FCFA à Michel Gbagbo pour me retirer des dernières municipales à Yopougon avant d’aller percevoir plus de 800 millions FCFA auprès d’Adama Bictogo, actuel député-maire de Yopougon et cadre du RHDP. C’est une affabulation insensée », a affirmé Dia Houphouët.
« J’ai personnellement interpellé Michel Gbagbo afin qu’il réagisse face à ces calomnies propagées. Je ne suis pas venu en politique par vénalité ni pour acheter ou vendre des candidatures. Si ces campagnes de diffamation persistent, je serai amené à faire des révélations précises sur les agissements de certains acteurs au sein du cadre d’alliances passées », a-t-il lancé.
Un échange par déclarations interposées qui intervient alors que le Front commun PDCI – PPA-CI, alliance politique mise en place lors de la dernière élection présidentielle, reste un enjeu majeur pour l’opposition à l’approche des échéances électorales à venir.
AP/Sf/APA







