L’Angola accélère le développement de son secteur aval avec la montée en puissance de la raffinerie de Cabinda et l’avancement de celle de Lobito, dans le cadre d’une stratégie visant à réduire la dépendance aux importations de produits pétroliers et à accroître la valorisation des ressources nationales.
Selon une information distribuée mardi par APO Group, au nom d’Energy Capital & Power, le directeur général de l’Institut de régulation des dérivés pétroliers (IRDP), Luís José Alves Fernandes, participera à la conférence et exposition Angola Oil & Gas (AOG) 2026, prévue les 9 et 10 septembre à Luanda.
La raffinerie de Cabinda, entrée en production en mars 2026, traite actuellement 15.750 barils par jour (bpj). Les travaux de sa deuxième phase se poursuivent, avec l’ingénierie conceptuelle des unités UOP et l’ingénierie des bâtiments achevées. Les études FEED affichent un taux d’avancement de 60 %, tandis que l’achèvement de l’ingénierie est prévu pour novembre 2026.
À Lobito, le projet de raffinerie, d’un coût annoncé de 3,8 milliards de dollars, affiche un taux d’exécution global de 25 %. L’installation est conçue pour traiter 200 000 bpj et produire notamment du diesel, de l’essence, du fioul, du GPL, du carburéacteur et du soufre.
La phase pré-EPC est réalisée à 95 %, tandis que la première phase EPC atteint 69 %. Les travaux EPC de la phase 2A n’ont pas encore démarré.
Avec les projets de Cabinda et Lobito, auxquels doit s’ajouter la future raffinerie de Soyo, l’Angola ambitionne de porter sa capacité nationale de raffinage à plus de 445 000 bpj.
La stratégie aval s’étend également à la valorisation du gaz naturel. AMUFERT, détenue par Sonangol et Grupo OPAIA, développe une usine d’ammoniac et d’urée évaluée à 2,6 milliards de dollars, destinée à transformer le gaz naturel angolais en produits à plus forte valeur ajoutée et à soutenir la production agricole nationale.
L’installation devrait produire quotidiennement 2 300 tonnes d’ammoniac et 4 000 tonnes d’urée. Au 31 juillet 2026, environ 477 millions de dollars avaient déjà été décaissés pour le projet, dont les travaux de construction, d’ingénierie et d’acquisition des équipements sont en cours.
Ces investissements entraînent de nouveaux besoins en matière de régulation, de financement et d’organisation du marché des produits pétroliers. L’IRDP a notamment lancé en mars 2026 l’initiative « Café com a Banca no Downstream », destinée à rapprocher les banques commerciales et les opérateurs du secteur afin de faciliter le financement des projets aval.
La participation de Luís José Alves Fernandes à l’AOG 2026 doit permettre de mettre en avant les enjeux réglementaires et les conditions d’investissement nécessaires à cette nouvelle phase de développement du secteur aval angolais.
AC/Sf/APA avec APO Group







