La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape décisive dans l’assainissement de son secteur agricole majeur. Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le travail des enfants dans la filière café-cacao, le Comité national de surveillance (CNS), en partenariat avec le Conseil du Café-Cacao, organe de régulation de la filière, a procédé au déploiement des Agents d’opération chargés de la Traçabilité sociale (AOTS) au cœur des zones de production.
Les agents chargés de la Traçabilité sociale (AOTS), dans les zones de production du café-cacao en Côte d’Ivoire, ont pour mission d’assurer un suivi rigoureux des pratiques sociales, de vérifier l’absence de travail ou d’exploitation des enfants dans les plantations et de sensibiliser les producteurs aux enjeux liés au respect des droits humains.
Leur déploiement fait suite à une mission d’évaluation menée par le Secrétariat technique de la plateforme de Partenariat Public-Privé, laquelle a mis en lumière plusieurs difficultés opérationnelles sur le terrain. Afin de corriger ces lacunes, un atelier crucial en deux étapes a été initié à Yamoussoukro, s’étendant du 12 au 16 juillet 2026.
La première phase de cet atelier était consacrée à la validation des outils et activités des AOTS. La seconde phase se concentre sur leur formation et leur recyclage concernant les dimensions sociales de la production cacaoyère.

L’objectif global est d’affiner le dispositif de traçabilité sociale pour renforcer considérablement l’efficacité des interventions futures. Et ce, dans une synergie d’actions et un engagement institutionnel fort.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Gbongué Mamadou, directeur adjoint chargé des Projets et du Suivi-évaluation au Conseil du Café-Cacao, représentant le directeur général Koné Brahima Yves, a insisté sur l’importance capitale d’outiller cette brigade de surveillance.
Selon lui, cette mise à niveau du dispositif de traçabilité sociale contre le travail des enfants est indispensable pour garantir une application optimale de la traçabilité sociale et parvenir, à terme, à l’éradication totale du travail des enfants dans la filière.
Amani Konan, consultant national auprès du Cabinet de la Première dame, a pour sa part salué l’appui constant du Conseil du Café-Cacao au CNS. Il a rappelé l’engagement ferme des autorités ivoiriennes, sous l’impulsion de Dominique Ouattara, dans cette lutte de longue haleine, tout en présentant les initiatives et mécanismes clés mis en place par le CNS pour combattre ce fléau.

De son côté, Djama Melissa, secrétaire technique de la plateforme de Partenariat Public-Privé, a souligné que cet atelier constitue une étape décisive pour définir une feuille de route claire et renforcer la coordination des actions.
Elle a exprimé sa gratitude envers les participants et les partenaires stratégiques, notamment le CNS, le Bureau international du travail (BIT), l’Organisation internationale du travail (OIT) et la Fondation ICI, pour leur engagement commun en faveur d’une filière respectueuse des droits humains.
La traçabilité sociale dans la filière café-cacao désigne l’ensemble des mécanismes chargés du suivi des conditions de vie et de travail des producteurs tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Elle a pour rôle fondamental de garantir le respect des droits humains, une rémunération équitable, ainsi que la lutte contre le travail des enfants ou le travail forcé.
Ce renforcement du dispositif marque une avancée majeure vers l’établissement d’une traçabilité sociale nationale homogène, indispensable pour garantir des pratiques responsables et durables dans la filière café-cacao ivoirienne.
AP/Sf/APA







