En Afrique, où environ 16 % des enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisés, les initiatives littéraires émergent comme des leviers essentiels pour l’éducation et l’émancipation des jeunes. À l’image des concours littéraire visant les talents cachés.
Dans ce cadre, la Fondation ASAF Cameroun a organisé, durant l’été 2025, un concours d’écriture pour stimuler la créativité des jeunes camerounais. La cérémonie de remise des prix, qui s’est tenue le 13 septembre 2025, a récompensé les lauréats avec des lots destinés à les accompagner tout au long de l’année scolaire.
Aujourd’hui plus que jamais, la lecture et l’écriture jouent un rôle décisif dans l’émancipation et la réussite des jeunes. La Fondation ASAF Cameroun d’Eran Moas veut, à travers cette initiative, mettre en lumière des talents.
La lecture et l’écriture ne sont pas seulement des disciplines scolaires : elles forment l’esprit critique, nourrissent l’imaginaire et ouvrent des portes sur le monde. Dans ce contexte, les concours littéraires ne sont donc pas de simples compétitions : ils deviennent de véritables tremplins qui révèlent des talents émergents, encouragent la persévérance et renforcent l’estime de soi.
Portées par des acteurs engagés, fondations, associations, institutions culturelles, ces initiatives permettent aux adolescents de développer leur créativité, de prendre la parole et de trouver leur place dans l’espace public.
Quand les concours littéraires ouvrent des horizons
Ce mouvement, loin d’être isolé, se déploie sur tout le continent africain et bien au-delà. Le Prix Voix d’Afrique, lancé par RFI et les éditions JC Lattès, repère chaque année de nouveaux auteurs du continent et leur offre une visibilité internationale.
Les résidences d’auteurs soutenues par l’Institut français accompagnent, quant à elles, de jeunes plumes vers la publication en leur offrant un cadre de travail et des mentors expérimentés. On peut également citer des initiatives comme « Lire et Écrire Ensemble » de la Fondation Senghor au Sénégal, qui combine concours d’écriture et clubs de lecture dans les écoles rurales.
Toutes ces actions, différentes dans leur forme, mais semblables dans leur esprit, poursuivent un même objectif : donner aux enfants et aux adolescents les moyens d’écrire leur propre histoire, d’affirmer leur voix et de transformer leur avenir par le pouvoir des mots.
C’est dans cet esprit qu’a été organisé le concours national d’écriture de la Fondation ASAF Cameroun d’Eran Moas. Cette initiative, pensée comme un véritable tremplin pour l’expression et l’épanouissement de la jeunesse, a réuni plus de 150 jeunes venus de toutes les régions du pays.
Fidèle à sa mission d’éducation et d’égalité des chances, la fondation a souhaité offrir à ces jeunes un espace d’apprentissage et de créativité à une période où les risques de décrochage scolaire, en particulier chez les jeunes filles, sont importants.
L’écriture, un levier d’émancipation pour les jeunes
La cérémonie de remise des prix, organisée le 13 septembre 2025, a marqué l’aboutissement de cette première édition. Elle a permis de mettre en lumière des textes d’une grande richesse, alliant imagination et sensibilité.
L’écrivaine Djaili Amal Amadou, ambassadrice d’honneur de la fondation et reconnue pour son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes, a salué la qualité et la diversité des productions présentées par les lauréats.
Répartis en trois catégories d’âges, les gagnants sont repartis avec des sacs, des fournitures scolaires et d’autres lots pratiques. Tous les participants ont également reçu un cartable ainsi qu’un certificat de participation, un geste symbolique destiné à valoriser chaque contribution.
« Avec ce concours, nous avons voulu montrer aux jeunes qu’écrire n’est pas seulement un exercice scolaire, mais aussi une façon de s’exprimer, de prendre confiance et de se projeter. C’est une fierté de voir leur enthousiasme », a déclaré Eran Moas, fondateur de la Fondation ASAF Cameroun.
À travers cette initiative, la fondation, qui agit depuis 2016 pour le développement social et humain au Cameroun, réaffirme sa conviction qu’un mot peut être une force de changement et que la jeunesse mérite des espaces pour apprendre, créer et rêver.
La prochaine édition, prévue en 2026, ambitionne déjà de toucher encore plus de jeunes et d’élargir l’accès aux ateliers d’écriture communautaires. Un engagement qu’Eran Moas juge essentiel pour faire de la lecture et de l’écriture de véritables leviers de réussite scolaire et citoyenne.
AP/Sf/APA







