Lancé le 22 septembre, le portail e-cadastre minier, initié par le ministère des Mines, du pétrole et de l’énergie, s’impose désormais comme une plateforme interactive d’échanges permanents entre l’administration publique et les opérateurs miniers.
Le Premier ministre ivoirien, Robert Mambé, ministre des Sports et du cadre de vie, a procédé ce lundi 22 septembre 2025, au lancement officiel du portail e-cadastre (www.gouv.ci.cadastre.org), en présence des acteurs du secteur des mines et des hydrocarbures.
« Le lancement du portail e-cadastre minier est un tournant qualitatif et décisif dans le développement de notre secteur minier, qui connaît une évolution positive significative depuis plus d’une décennie », a déclaré M. Robert Mambé.
Cette initiative, dira-t-il, « permettra d’accélérer la mise en œuvre de la vision du président de la République, M. Alassane Ouattara, qui a fait du secteur minier, un pilier stratégique de notre développement économique et social ».

Digitalisation de la gouvernance
« L’opérationnalisation du portail traduit notre détermination à moderniser nos outils de gestion et à faire de la Côte d’Ivoire un acteur de référence en matière de gouvernance minière en Afrique et dans le monde », a-t-il insinué.
Dans ce contexte, M. Mamadou Sangafowa-Coulibaly, le ministre des Mines du Pétrole et de l’Énergie, a mis en place un Groupe de travail en charge de la dématérialisation des processus métiers (GT-DEMAT) afin d’identifier et de piloter les projets numériques structurants de l’administration.
« Au titre de ces projets stratégiques, le Portail e-cadastre minier a été retenu comme projet prioritaire, aux côtés des systèmes intégrés de gestion des hydrocarbures et de l’énergie », a indiqué Mme Mireille M’Bayia, cheffe de cabinet et présidente du GT-DEMAT.
Ce portail, au plan technique, « repose sur une solution éprouvée qui est Landfolio, intégrée à une infrastructure cloud sécurisée de classe mondiale », a fait savoir Mme Mireille M’Bayia, la cheffe de cabinet du ministère des Mines du Pétrole et de l’énergie.
« Notre objectif dans la poursuite des réformes est, après avoir agi pour maximiser les revenus issus de l’industrie extractive, de bien préparer le pays à accueillir ces revenus pour qu’ils soient source de progrès et de concorde et non de discorde », a relevé M. Sangafowa.
Il s’agit de « mettre en place un cadre robuste de gestion transparente, équitable et responsable de nos ressources extractives », a-t-il ajouté. Avant d’affirmer : « notre objectif est de faire de notre pays, d’ici dix ans la référence en Afrique en matière de gestion responsable des ressources extractives ».
Le portail e-cadastre minier Côte d’Ivoire se veut un outil de « gestion intégralement numérisée de l’ensemble de la chaîne du traitement de l’obtention de permis miniers ou d’autorisations minières », a souligné le ministre Sangafowa.

Boom du secteur minier ivoirien
De 2012 à 2025, la production aurifère nationale a quadruplé et celle de manganèse a été multipliée par dix. Parallèlement, « nous avons diversifié notre portefeuille minier avec le nickel, la bauxite, le lithium, la colombo-tantalite et bien d’autres substances minières », a renseigné M. Mambé.
Lors de l’édition 2025 de la Conférence Africa Down Under qui s’est déroulée à Perth en Australie, du 3 au 5 septembre dernier, la Côte d’Ivoire a été reconnue « nouvel épicentre de l’industrie aurifère mondiale », devant le Canada et l’Australie, a relevé le Premier ministre ivoirien.
La Côte d’Ivoire, ces dernières années, a octroyé des permis de recherche pour l’exploration des terres rares. Ce qui témoigne du grand potentiel du sous-sol ivoirien. Cette dynamique remarquable a contribué à faire du pays une destination minière attractive.
Par ailleurs, de nombreuses découvertes minières ont été faites dans le pays ces trois dernières années, dont trois gisements d’or de classe mondiale. Les recherches en cours laissent entrevoir d’autres découvertes significatives dans les prochains mois.
Maître d’œuvre du portail e-cadastre minier, la société Spatial Dimension, a été le garant de la réalisation technique. Son rôle a été déterminant, du diagnostic à la conception en passant par la configuration et la mise en œuvre de cette plateforme digitale.
« Ce portail sera à la disposition des acteurs de la filière minière et de tous les futurs investisseurs parmi lesquels nous compterons sûrement de nombreux nationaux. C’est un changement qualitatif auquel tous devront s’adapter », a partagé M. Sangafowa.
AP/Sf/APA







