À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre, le Comité international olympique (CIO) met en avant dix performances réalisées par des athlètes et une équipe africaine qui ont marqué l’histoire des Jeux olympiques.
L’Éthiopien Abebe Bikila figure parmi les dix grandes références qui ont marqué les jeux olympiques. Aux Jeux de Rome en 1960, il avait remporté le marathon en 2 h 15 min 16 s, en courant pieds nus. Quatre ans plus tard, à Tokyo, il avait conservé son titre en 2 h 12 min 11 s, devenant le premier athlète à remporter deux marathons olympiques consécutifs.
Le Maroc est représenté par Nawal El Moutawakel, sacrée sur 400 m haies aux Jeux de Los Angeles en 1984 en 54 s 61. Elle était devenue à cette occasion la première femme africaine championne olympique.
L’Éthiopienne Derartu Tulu avait, elle, remporté le 10 000 m aux Jeux de Barcelone en 1992. Elle était devenue la première femme noire africaine à décrocher une médaille d’or olympique. Elle s’était de nouveau imposée sur cette distance à Sydney en 2000, avant d’obtenir le bronze à Athènes en 2004.
À Atlanta en 1996, le Nigéria avait remporté le tournoi olympique de football masculin. Les Super Eagles, avec notamment Nwankwo Kanu, Jay-Jay Okocha, Celestine Babayaro et Taribo West, avaient battu l’Argentine 3-2 en finale, après avoir éliminé le Brésil en demi-finale. Le Nigéria était ainsi devenu la première sélection africaine à remporter l’or olympique dans le football masculin.
Le Marocain Hicham El Guerrouj avait réalisé à Athènes en 2004 un doublé sur 1 500 m et 5 000 m, après avoir remporté l’argent sur 1 500 m à Sydney en 2000. Son record du monde du 1 500 m, établi à Rome en 1998 en 3 min 26 s 00, reste la meilleure performance mondiale sur la distance.
L’Éthiopienne Tirunesh Dibaba avait remporté les titres olympiques du 5 000 m et du 10 000 m aux Jeux de Beijing en 2008. À Londres en 2012, elle avait conservé son titre sur 10 000 m. Son palmarès olympique compte sept médailles, dont trois en or, une en argent et trois en bronze.
Le Kényan Eliud Kipchoge, après une médaille de bronze sur 5 000 m à Athènes en 2004 et une médaille d’argent à Beijing en 2008, avait remporté le marathon aux Jeux de Rio en 2016 et de Tokyo en 2020. Il figure parmi les athlètes africains les plus titrés dans l’histoire olympique du marathon.
La Zimbabwéenne Kirsty Coventry a, pour sa part, remporté sept médailles olympiques en natation, dont deux en or, quatre en argent et une en bronze, entre Athènes 2004 et Beijing 2008. Selon le CIO, elle est l’athlète africaine la plus médaillée de l’histoire des Jeux Olympiques.
La Côte d’Ivoire est représentée par Cheick Sallah Cissé, sacré champion olympique de taekwondo dans la catégorie des moins de 80 kg aux Jeux de Rio en 2016. Il était devenu le premier champion olympique ivoirien. À Paris en 2024, il avait ajouté une médaille de bronze dans la catégorie des plus de 80 kg.
L’Algérienne Kaylia Nemour complète cette sélection. Aux Jeux de Paris 2024, elle avait remporté l’or aux barres asymétriques, devenant la première gymnaste africaine championne olympique dans cette discipline.
Ces performances, recensées par le CIO, couvrent plusieurs générations et plusieurs disciplines, de l’athlétisme à la gymnastique, en passant par le football, la natation et le taekwondo. Elles illustrent la présence et les résultats des sportifs africains dans l’histoire des Jeux olympiques, à l’heure où Dakar s’apprête à accueillir pour la première fois sur le continent les Jeux olympiques de la jeunesse.
SS/te/Sf/APA





