Les Forces armées maliennes (FAMa) revendiquent plus de 4 880 combattants de groupes armés mis hors de combat et la destruction de 162 bases entre mai et le 20 octobre, selon un bilan opérationnel présenté vendredi par la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA).
La consolidation du dispositif militaire à Kidal et la sécurisation des corridors d’approvisionnement figurent parmi les principales priorités de cette période.
Le bilan, qui couvre près de six mois d’opérations menées dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, fait également état de la destruction de 315 véhicules pick-up et d’environ 1 300 motocyclettes.
Ces chiffres cumulés prolongent les précédentes communications de la DIRPA, qui avait annoncé 1 850 combattants mis hors de combat entre juin et juillet, puis environ 1 000 au cours du mois d’août.
Trois théâtres d’opérations
Sur le plan aérien, l’armée affirme avoir réalisé 1 887 missions de surveillance et de suivi entre mai et septembre, accompagnées de 791 frappes. Soixante-cinq autres frappes ont été enregistrées entre le 1er et le 20 octobre.
À l’Est, les opérations concernent principalement les régions de Gao, Ménaka et Kidal, ainsi que plusieurs axes stratégiques du Nord. La DIRPA met en avant le retour des forces armées à Kidal, à la suite de l’offensive lancée le 6 octobre, comme l’un des faits marquants de la période.
Dans la continuité de cette opération, une mission du chef d’état-major général des Armées, effectuée les 10 et 11 octobre, a porté sur les conditions d’un retour progressif des populations, de l’administration et des services sociaux de base dans la zone.
Au Centre, notamment dans les régions de Ségou, San, Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou et Taoudéni, le commandement fait état de plus de 200 combattants mis hors de combat, ainsi que de dix véhicules et 95 motocyclettes détruits lors des opérations récentes.
Au Sud, les interventions militaires ont notamment ciblé des zones boisées et des massifs que l’armée présente comme des refuges utilisés par les groupes armés.
Les corridors d’approvisionnement sous surveillance
La sécurisation des axes routiers et l’acheminement des produits essentiels occupent également une place centrale dans le dispositif opérationnel.
Selon la DIRPA, 2 556 camions-citernes ont été escortés en septembre sur l’axe Kadiana-Bamako, afin de contribuer à la continuité de l’approvisionnement en carburant de la capitale.
Ces opérations s’inscrivent dans la continuité des escortes organisées au cours des mois précédents. En août, l’armée avait annoncé l’accompagnement de 3 681 camions-citernes sur différents axes. Entre juin et juillet, elle avait fait état de plus de 15 000 mouvements de citernes, chargées ou vides, escortées par les forces de sécurité.
La protection des corridors économiques s’impose ainsi comme un volet majeur des opérations militaires, dans un contexte marqué par les attaques de groupes armés contre les routes et les circuits d’approvisionnement.
Parallèlement, le commandement poursuit le renforcement des effectifs des FAMa, à travers l’intégration de nouveaux sous-officiers, de recrues et de jeunes issus du Service national des jeunes.
MD/te/APA





