La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa démarche pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2032 ou en 2036.
Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a reçu, jeudi 23 octobre, une mission de la Confédération africaine de football (CAF), venue évaluer les capacités du pays à organiser cette compétition continentale.
Accompagnée du ministre des Sports, Mamadou Cellou Baldé, la délégation de la CAF effectue une mission d’évaluation portant sur les infrastructures sportives et l’ensemble des équipements indispensables à l’accueil d’un événement de cette envergure. La visite doit permettre d’apprécier le niveau de préparation de la Guinée au regard des exigences liées à l’organisation de la CAN.
Au-delà des stades, l’évaluation concerne plusieurs secteurs stratégiques, notamment les capacités hôtelières, les aéroports, les structures sanitaires, les infrastructures numériques et les dispositifs de sécurité. Autant de composantes qui conditionnent la mobilité des délégations, l’accueil des supporters et le bon déroulement de la compétition.
Selon le ministre des Sports, cette démarche dépasse le seul cadre sportif. L’organisation d’une CAN peut également constituer un levier de développement économique et social, à travers les investissements dans les infrastructures, la création d’activités et les retombées attendues pour les secteurs du tourisme, des transports et des services.
Un projet qui engage plusieurs secteurs de l’État
La candidature guinéenne pose ainsi la question de la capacité du pays à mobiliser durablement ses ressources et à coordonner les investissements nécessaires. Une compétition continentale exige en effet des infrastructures conformes aux normes sportives, mais aussi des services publics capables de répondre à une forte affluence dans plusieurs villes.
La mission de la CAF représente, dans ce contexte, une étape d’évaluation dont les conclusions seront déterminantes pour apprécier les efforts restant à accomplir. Elle ne constitue toutefois pas, à elle seule, une validation définitive de la candidature guinéenne.
L’enjeu pour Conakry est désormais de traduire cette ambition en engagements concrets, notamment en matière de modernisation des équipements, de financement, de calendrier des travaux et de coordination entre les différents secteurs concernés.
Alors que la Guinée vise les éditions 2032 et 2036, l’évaluation des experts de la CAF devrait contribuer à préciser les attentes auxquelles le pays devra répondre pour défendre son projet d’organisation.
Pour les autorités guinéennes, l’objectif est double : se positionner pour accueillir une compétition majeure du football africain et faire des investissements associés un héritage durable pour les populations.
TE/APA





