Un avion de la compagnie Air France, mobilisé par les autorités françaises pour rapatrier des ressortissants présents au Proche-Orient, a été contraint d’interrompre sa mission et de rebrousser chemin.
Affrété au rapatriement de ressortissants, un vol d’Air France qui se dirigeait vers Dubaï, aux Emirats arabes unis a dû faire demi-tour après la détection de tirs de missiles dans la zone de survol, selon des médias.
L’information a été confirmée par le ministre français des Transports, Philippe Tabarot. Selon lui, cet incident illustre la forte instabilité qui règne actuellement dans la région et la complexité des opérations d’évacuation mises en place pour sécuriser le retour des ressortissants.
Le ministre a précisé ce vendredi que le pilote avait pris la décision de faire demi-tour pour protéger l’équipage, même si l’avion n’était pas directement visé par les tirs.
« Les conditions de sécurité et de précaution maximum n’étaient pas réunies et le pilote a pris cette décision qui est une bonne décision », a-t-il souligné.
Malgré cet incident, le gouvernement a confirmé que les opérations de rapatriement allaient se poursuivre.
« Nous allons continuer ces vols de rapatriement d’une manière ou d’une autre. Des décisions vont se prendre au jour le jour, je dirais où chaque heure les choses peuvent évoluer », a assuré Philippe Tabarot. L’objectif est de rapatrier les 5 000 Français qui ont exprimé leur souhait de revenir rapidement en France, via des vols affrétés et, progressivement, via des vols commerciaux sécurisés.
Dans ce contexte sécuritaire incertain, la compagnie aérienne a décidé de suspendre l’ensemble de ses liaisons vers plusieurs destinations du Proche-Orient depuis le déclenchement du conflit le week-end dernier.
En parallèle, les autorités françaises continuent d’organiser des vols spéciaux afin de permettre à leurs citoyens de quitter la région. Un premier appareil affrété par l’État s’est posé mercredi à l’Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, après un départ depuis Oman.
Environ 400 000 ressortissants français vivent actuellement dans les pays concernés par les tensions, selon des estimations officielles.
AK/te/Sf/APA







