La production d’électricité au Nigéria est retombée en dessous de 4 000 mégawatts en raison de pénuries persistantes de gaz, affectant gravement les centrales thermiques, a annoncé jeudi le gestionnaire du réseau électrique nigérian (NISGO).
Dans un communiqué intitulé « Contraintes d’approvisionnement en gaz : réduction temporaire de la production », le NISGO a précisé que le réseau national avait produit seulement 3 940,53 mégawatts jeudi à 5 h 00. Ce chiffre reflète les difficultés continues d’approvisionnement en gaz, limitant la production des centrales thermiques.
« À 5 h 00 ce jeudi 5 mars 2026, la production totale sur le réseau national était de 3 940,53 mégawatts, inférieure à la capacité prévue en raison des pénuries de gaz touchant plusieurs centrales », indique le communiqué.
La situation s’est aggravée en quelques heures, plusieurs unités ayant dû s’arrêter faute de combustible. Entre 6 h 00 et 8 h 00, la production disponible a ainsi diminué de 292 mégawatts supplémentaires.
Cette nouvelle alerte survient quelques semaines après un précédent avertissement en février 2026, lorsque la production avait déjà chuté à 4 300 mégawatts pour des raisons similaires. Le dernier chiffre illustre donc une aggravation de l’impact des pénuries de gaz sur le système électrique nigérian.
Le communiqué précise que pour fonctionner à pleine capacité, les centrales thermiques du pays nécessitent environ 1 588,61 millions de pieds cubes standard de gaz par jour. Or, l’approvisionnement réel n’est actuellement que de 652,92 millions de pieds cubes, soit environ 40 % des besoins. Ce déficit limite fortement la capacité de production.
Le Nigéria dépend fortement des centrales thermiques au gaz, qui fournissent plus de 70 % de l’électricité injectée dans le réseau national. Cependant, le secteur fait face à des problèmes chroniques d’approvisionnement, dus au vandalisme des pipelines, à des infrastructures insuffisantes, à des litiges de paiement entre producteurs et fournisseurs, ainsi qu’au détournement du gaz vers des marchés d’exportation plus lucratifs.
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