Les subventions accordées par le gouvernement fédéral nigérian pour maintenir les tarifs de l’électricité en dessous de leur coût réel se sont établies à 358,32 milliards de nairas (environ 233 millions de dollars) au premier trimestre 2026, selon le dernier rapport de la Commission nigériane de réglementation de l’électricité (NERC).
Ce montant est en baisse de 60,46 milliards de nairas, soit 14,44 %, par rapport aux 418,79 milliards de nairas enregistrés au quatrième trimestre 2025. La NERC attribue ce recul principalement à la diminution des volumes d’électricité prélevés par les sociétés de distribution (DisCos), plutôt qu’à une amélioration du recouvrement des tarifs.
L’autorité de régulation rappelle que, les tarifs appliqués aux consommateurs ne couvrant toujours pas le coût réel de production de l’électricité, le gouvernement fédéral continue de financer l’écart sous forme de subventions.
Dans le cadre du mécanisme actuel d’obligation de transfert de fonds des sociétés de distribution (Distribution Remittance Obligation – DRO), les DisCos ne règlent qu’une partie des coûts de production à la Nigerian Bulk Electricity Trading Plc (NBET), tandis que le solde est pris en charge directement par le gouvernement, via le ministère fédéral des Finances.
Au cours du premier trimestre 2026, les producteurs d’électricité ont émis des factures d’un montant total de 689,72 milliards de nairas pour l’énergie livrée aux 11 sociétés de distribution du pays. Sur cette somme, 331,40 milliards de nairas seulement ont été imputés aux DisCos dans le cadre du mécanisme DRO, laissant à l’État une charge de 358,32 milliards de nairas.
Selon la NERC, cette subvention représente 51,95 % de la facture totale de production, contre 52,03 % au trimestre précédent.
« Le principal facteur expliquant la baisse de l’obligation de subvention du gouvernement fédéral est la diminution de 8,56 % des volumes d’énergie prélevés par les DisCos entre le quatrième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026 », souligne le rapport.
Par ailleurs, les sociétés de distribution ont facturé 756,93 milliards de nairas à leurs clients durant le trimestre et en ont recouvré 597,56 milliards, soit un taux de recouvrement de 78,95 %, légèrement inférieur aux 79,36 % enregistrés au trimestre précédent.
Malgré les réformes engagées depuis plusieurs années pour rendre le secteur électrique plus viable, le Nigéria continue de consacrer d’importantes ressources publiques au soutien des tarifs, dans un contexte de forte pression sur les finances de l’État et de demande croissante en électricité.
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