Le Haut Conseil d’État libyen engage une refonte du mécanisme électoral et met en place une interface directe avec la Chambre des représentants.
Le Haut Conseil d’État (HCS) libyen a approuvé, mercredi, la restructuration du comité chargé des lois électorales, connu sous le nom de « 6+6 », selon des informations publiées à l’issue d’une session présidée par son président, Mohamed Takala. La nouvelle configuration réduit l’organe à six membres, répartis à parts égales entre des représentants de l’ancien comité et des membres issus d’une structure plus récente formée par le bureau de la présidence du Conseil.
Dans le prolongement de cette décision, l’institution a également acté la création d’un groupe de travail élargi composé de 15 membres représentant différents districts électoraux.
Ce dispositif vise à établir un canal de communication direct avec la Chambre des représentants (HoR), dans l’attente d’une initiative similaire du Parlement afin de mettre en place un mécanisme de coordination bilatérale sur les questions électorales.
Les discussions ont porté sur l’évolution du processus politique encadré par les Nations Unies, ainsi que sur les obstacles institutionnels rencontrés. Mohamed Takala a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion interne du Conseil, affirmant que les mesures adoptées relèvent d’une logique d’organisation et d’efficacité, sans ciblage individuel, selon des propos rapportés lors de la session.
Cette dynamique institutionnelle intervient alors que le cadre électoral reste un point de blocage majeur dans la transition politique libyenne. La recomposition du comité « 6+6 », initialement chargé d’élaborer les lois électorales, traduit une volonté de relancer les discussions dans un format plus restreint et potentiellement plus opérationnel.
En marge de la réunion, des tensions internes ont émergé. Le conseiller Abduljalil Al-Shawesh a affirmé avoir été empêché d’accéder à la salle et exclu du registre de présence, invoquant une décision liée à sa signature de l’« accord budgétaire unifié ». Cet incident illustre les divisions persistantes au sein des institutions libyennes, alors que les efforts de médiation internationale se poursuivent.
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