Les États-Unis dénoncent une attaque attribuée au Polisario ayant blessé une civile dans la ville d’Es-Smara, et mettent en garde contre ses effets sur la stabilité régionale.
La mission américaine auprès des Nations Unies a condamné mercredi 6 mai une attaque menée deux jours plus tôt près de la prison d’Es-Smara, au Sahara, ayant fait une blessée civile, selon une déclaration officielle diffusée à New York. L’incident, survenu le 5 mai, a impliqué des tirs de projectiles aux abords d’une zone pénitentiaire, provoquant deux déflagrations et l’intervention des services de sécurité et de protection civile, d’après des sources locales.
Cette réaction américaine s’inscrit dans une prise de position explicite contre les actions du Front Polisario, que Washington accuse de compromettre les efforts diplomatiques en cours.
«Nous condamnons les attaques du Front Polisario à Es-Smara. Une telle violence menace la stabilité régionale et les progrès réalisés vers la paix», a indiqué la mission américaine auprès de l’ONU.
Le communiqué ajoute que «ces actions sont incompatibles avec l’esprit des récentes discussions» et appelle à «mettre fin à ce conflit vieux de plusieurs décennies».
Dans le même prolongement, les autorités américaines réaffirment leur soutien au cadre onusien, citant la résolution 2797 du Conseil de sécurité qui, selon elles, identifie le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme une base sérieuse pour une solution politique. Washington appelle les parties à «s’engager sincèrement pour un avenir meilleur», estimant que «le statu quo ne peut plus durer».
Sur le plan opérationnel, l’attaque a été revendiquée par le Polisario qui évoque des frappes visant des positions militaires. Les autorités locales évoquent toutefois un impact en zone civile, une femme ayant été blessée à la jambe et aux épaules avant d’être hospitalisée. Aucun bilan complémentaire n’a été officiellement communiqué à ce stade.
Ce développement intervient alors que le débat politique américain évolue vers un durcissement du ton à l’égard du mouvement sahraoui. Plusieurs élus du Congrès ont introduit des propositions de loi visant à classer le Polisario comme organisation terroriste, en avançant des éléments liés à des soutiens extérieurs présumés.
Au Sénat, le républicain Ted Cruz a appelé à une réponse «ferme», estimant que cette organisation représente une menace pour la stabilité régionale, ce qui accentue la pression diplomatique sur ses soutiens.
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