L’Egypte a appelé les Etats-Unis et l’Iran à saisir l’opportunité actuelle pour parvenir à un accord permettant d’éviter une nouvelle escalade dans la région, selon un communiqué publié jeudi 11 juin par le ministère égyptien des Affaires étrangères.
Le Caire a exprimé l’espoir que les démarches diplomatiques en cours « puissent déboucher sur un règlement des différends entre les deux parties. L’Egypte souligne que le dialogue et les solutions politiques demeurent la voie privilégiée pour garantir la sécurité et la stabilité régionales ».
L’objectif est de réduire les tensions et d’ouvrir la voie à une nouvelle phase fondée sur le règlement pacifique des conflits, loin des options militaires, note le communiqué. L’Egypte a réaffirmé sa conviction que « les crises régionales ne peuvent être résolues que par la négociation et le respect du droit international ».
La diplomatie égyptienne poursuit à cet égard ses consultations intensives avec ses partenaires régionaux et internationaux afin de soutenir les efforts de désescalade et de favoriser un climat propice à la reprise du dialogue.
Le Caire a insisté sur la nécessité de « prendre en considération les préoccupations sécuritaires des pays de la région, en particulier celles des états du Golfe, tout en réaffirmant le respect de leur souveraineté et le rejet de toute ingérence dans leurs affaires intérieures ».
Le communiqué a rappelé que « la sécurité de la région du Golfe constitue un élément essentiel de la sécurité nationale égyptienne et de la stabilité internationale ».
L’Egypte a par ailleurs souligné l’importance de mettre à profit toute avancée diplomatique pour recentrer l’attention de la communauté internationale sur la situation dans les territoires palestiniens, notamment dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, où la crise humanitaire continue de s’aggraver.
Les appels égyptiens interviennent alors que les échanges diplomatiques entre Washington et Téhéran connaissent une phase particulièrement sensible.
Le président américain Donald Trump a récemment affiché son optimisme quant aux perspectives d’un règlement négocié concernant le dossier nucléaire iranien, affirmant que la voie diplomatique restait ouverte malgré les profondes divergences entre les deux pays.
AK/APA






